11 SEPTEMBRE 1973 - 11 SEPTEMBRE 2003

 

 

Chili,
30 ans
de lutte : Non à l'oubli !

 
 
     
   

En musique:
«Alturas»

Quinzaine de commémoration

«C'ÉTAIT le 11 septembre. Détournés de leur mission ordinaire par des pilotes décidés à tout, les avions foncent vers le cœur de la grande ville, résolus à abattre les symboles d'un système politique détesté. Très vite: les explosions, les façades qui volent en éclats, les effondrements dans un fracas d'enfer, les survivants atterrés fuyant couverts de débris. Et les médias qui diffusent la tragédie en direct...
«New York, 2001? Non, Santiago du Chili, 11 septembre 1973.
«
Avec la complicité des États-Unis, coup d'État du général Pinochet contre le socialiste Salvador Allende, et pilonnage du palais présidentiel par les forces aériennes. Des dizaines de morts et le début d'un régime de terreur long de quinze ans...
«Par-delà la légitime compassion à l'égard des innocentes victimes des attentats de New York, comment ne pas convenir que les États-Unis ne sont pas –pas plus que nul autre– un pays innocent? N'ont-ils pas participé à des actions politiques violentes, illégales et souvent clandestines en Amérique latine, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie...? Dont la conséquence est une tragique cohorte de morts, de "disparus", de torturés, d'embastillés, d'exilés (...)»

De l'Éditorial signé Ignacio Ramonet
pour «Le Monde diplomatique» d'octobre 2001
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Ce 11 septembre 2003 le peuple chilien commémore le 30ème anniversaire du coup d'État au Chili ainsi que la mort de Salvador Allende, Pablo Neruda, Victor Jara et tant d'autres anonymes qui ont souffert durant les 17 années de la dictature militaire.

Le 11 septembre 1973, s'effondrait dans le sang et la violence l'immense espoir soulevé par la victoire démocratique de l'UNITÉ POPULAIRE et l'arrivée au gouvernement du président Salvador ALLENDE.

C'en était trop pour la grande bourgeoisie chilienne, trop pour les États-Unis… Trop pour la frange réactionnaire des militaires.

Après un long processus fait d'incivisme, de provocations, de boycott des exportations, si bien démontré dans le film «La Spirale», le général Pinochet, appuyé par la CIA, perpétrait le coup d'État militaire sanglant qui devait aboutir à la prise du Palais Présidentiel de la Moneda et à la mort du président Allende... Comme l'a écrit l'écrivain chilien Ariel Dorfman, ce mardi 11 septembre «la terreur est descendue du ciel...»

Comme en atteste son dernier discours remarquable, le Président Allende est resté fidèle jusqu'au bout à ses idéaux de justice sociale et de démocratie... Rigueur morale… Naïveté?… Courage suprême... Fidélité aux idéaux... Ces questions restent encore lancinantes aujourd'hui.

Aujourd'hui trente ans ont passé, mais les dernières paroles de Salvador ALLENDE résonnent encore:

«L'histoire nous appartient, et ce sont les peuples qui la font.
«Allez de l'avant et sachez que dans un avenir plus proche que lointain s'ouvriront de nouveau les larges avenues par où s'avancera l'homme libre pour construire une société meilleure.
«Vive le Chili, vive le peuple, vive les travailleurs !
«Ce sont mes dernières paroles, mais j'ai la certitude que mon sacrifice ne sera pas vain et qu'il sera une leçon morale pour châtier la félonie, la couardise et la trahison».

Après une répression horrible de toutes les forces de gauche et le concert de tortures, d'incarcérations arbitraires, d'assassinats, de nombreux amis chiliens ont du se réfugier hors de leur terre.

A Liège, depuis cette époque, nous avons fraternisé, nous avons partagé des morceaux de leurs souffrances ou de leurs espoirs.

La communauté chilienne de Liège et le Rassemblement Liégeois pour la Paix ont souhaité commémorer ces événements tragiques en organisant une quinzaine qui prendra en compte tant les aspects politiques et sociaux, que les aspects culturels et historiques liés à l'expérience chilienne. De nombreuses organisations progressistes se sont jointes à ces activités, conscientes de l'importance symbolique de cette agression inqualifiable ainsi que de la souffrance et de la Résistance du Peuple de l'Unité Populaire, au Chili ou en exil.

André BEAUVOIS
Président du R.L.P

 


Organise:
La Coordination des Exilés Chiliens à Liège, le Rassemblement Liégeois pour la Paix (Amis de la paix Meuse liégeoise, Amis de la paix Ourthe-Amblève, Attac Liège, Centre national de coopération au développement, Confédération des jeunesses socialistes de Liège, Confédération des syndicats chrétiens, Démocratie chrétienne, Écolo, Équipes populaires, Fédération générale du travail en Belgique, Fédération liégeoise du parti communiste, Fédération liégeoise du parti socialiste, Femmes prévoyantes socialistes, Irfam, Joc, Justice et paix, Mouvement ouvrier chrétien, Oxfam, Rassemblement ansois pour la paix, Union liégeoise pour la défense de la paix, Union de la résistance, Vie féminine) et la Coordination «30 ans de lutte, Non à l'Oubli !»
Avec la collaboration :
du Centre Poly-Culturel Résistances, de l'IHOES, de l'Association Belgo Palestinienne Liège, du Centre culturel Fassote, du Centre d'Action Laïque, des Territoires de la Mémoire, du Pac Ourthe-Meuse, des Amis du Monde Diplomatique, du Centre Culturel des Chiroux, de l'Union des femmes palestiniennes, des Amis de Cuba, du Centre Culturel Leonardo da Vinci, du Théâtre de la Place, du Centre Culturel Chili, de l'association culturelle Chili du grand dûché du luxembourg ,de l'Association Culturelle Paul Renotte
Avec le soutien :
de la Région Wallonne, de la Communauté Française, de la Province de Liège et de la Ville de Liège

 
     
     
     
     
     
     
     
     
         
 

Liège: Quinzaine de commémoration du 30ème anniversaire du coup d'État militaire au Chili

Une initiative du Rassemblement Liégeois pour la Paix et de la Coordination des Exilés Chiliens de Liège, avec le soutien de la Région Wallonne, de la Communauté Française, de la Province de Liège, de la Ville de Liège et d'une quarantaine d'associations

Mise à jour le 15/11/05

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