Réussir

                        REUSSIR UNE MEDITATION

 

Pour tous ceux d'entre nous qui veulent bénéficier de ses merveilleux effets, laissez-moi mettre en évidence quelques importants éléments  de succès dans la pratique de la méditation. Par souci de clarté, compte tenu de l'espace qui nous est imparti, limitons notre étude aux techniques et aux principes de deux méthodes de méditation, celle du Silence magique et celle de la Kundalini, chacune faisant l'objet de descriptions diverses et détaillées dans les lectures de Cayce.

            Tout d'abord, disons-le clairement: la méditation est un état de conscience modifiée. Ce n'est pas une méthode pour se sentir mieux dans notre état de conscience normale. Comme l'explique la lecture 1861-68, "vous ne méditez pas parce que... vous voulez vous sentir mieux, mais pour vous mettre au diapason de l'Infini...." Nous devons laisser de côté notre moi normal de tous les jours et permettre à notre moi profond, notre moi spirituel, de s'éveiller. Ceci est sans doute la condition la plus fondamentale et pourtant la plus ardue, de toute la méditation. Elle peut, cependant, être remplie. Le corps, l'esprit et l'âme sont liés entre eux par un tel réseau de connections que certaines actions vont pouvoir aboutir automatiquement à l'irruption du Silence magique (137-3) et à l'éveil de notre meilleur moi.

           

Les deux systèmes nerveux  

Selon les lectures (et autres sources), notre moi superficiel, quotidien, est régi principalement par notre système nerveux central.  Ce système comprend certains secteurs du cerveau, la moelle épinière, le système musculaire lié au squelette, et les cinq sens. Nous contrôlons ce système par la volonté consciente et nous pouvons choisir à notre gré de marcher, parler, percevoir une odeur ou exercer notre toucher. Cependant, il y a dans notre corps un autre système qui se trouve sous le contrôle de notre âme: c'est le système nerveux autonome. Il comprend le système sympathique et le système parasympathique, les organes internes et les glandes, y compris les glandes endocrines (que les lectures font correspondre aux centres spirituels ou chakras). L'âme et son compagnon, l'inconscient, gouvernent la température du corps, ses échanges chimiques, ses besoins énergétiques, les battements du coeur, la respiration, l'assimilation, la digestion et assurent les réponses aux sollicitations du système nerveux externe.

 

Les actions d'intériorisation  

Ces deux systèmes nerveux, qu'ont-ils à voir avec la réussite d'une méditation? Lorsque nous tranquillisons le système externe et que nous faisons en sorte de stimuler le système interne, nous mettons de côté notre moi superficiel et, en fait, nous déclenchons l'activité de notre âme. Par exemple,

asseyons-nous, et cessons de solliciter nos muscles et notre squelette. Réduisons nos perceptions sensibles en éteignant nos cinq sens: fermons les yeux, arrêtons de toucher, d'écouter, de prêter attention aux odeurs et de goûter n'importante quoi. Ceci a pour effet de tranquilliser le système externe et le moi superficiel. Puis investissons une partie du système interne dont l'âme a la charge, et modifions-la. La plus connue d'entre elles est la respiration. Le système autonome, soumis au contrôle de l'inconscient et de l'âme, régit la respiration et y est directement connecté. Si nous entreprenons de modifier la respitation, nous alertons par ce changement l'âme et l'inconscient. C'est une action qui mène du moi superficiel au moi profond et finit par conduire à un état de conscience modifié.

 

                        LE SILENCE MAGIQUE

 

Essayons dès à présent cette méthode de méditation. En combinant une affirmation et un mantra, en coordination avec un mode respiratoire, nous pouvons entrer dans le Silence magique. Utilisons une forme modifiée d'un verset du Psaume 46 (recommandé par les lectures) : "Soyez immobiles et connaissez Dieu". Pour réussir pleinement à l'aide de cette affirmation/mantra, nous avons besoin non seulement du pouvoir des mots, mais de la respiration, que nous devons retenir de façon à créer un rythme respiratoire qui suscite l'éveil de l'âme. Cela s'articule ainsi: "Sois IMMOBILE (inspirez lentement en ressentant le mot 'immobile', et expirez lentement) et connais DIEU (inspirez lentement en ressentant le mot 'Dieu', et expirez lentement)."

Tout en disant ces phrases,  respirez normalement. Entre les phrases, inspirez et expirez complètement avant de reprendre une nouvelle fois la phrase. Que votre respiration soit paisible, mais néanmoins contrôlée.

Si vous êtes dans l'immobilité ou la présence de Dieu, restez-y aussi longtemps que votre état de conscience s'y tient. Si cela ne se maintient pas, faites revenir cet état en prononçant (mentalement) la phrase une nouvelle fois. Ces périodes de silence entre les phrases sont les moments les plus importants de cet excerice. Les phrases rassemblent et dirigent la conscience, mais les espaces de silence sont de l'or ou, commes les lectures le disent, magiques. Ainsi, aussi longtemps que vous êtes silencieux et immobiles, restez-le. Ne vous sentez pas obligés de reprendre ou de répéter les phrases.

Cette façon de combiner une affirmation/mantra avec la respiration conduira le moins doué des méditants vers un silence profond, et un sentiment intense de ce qu'est Dieu.

 

Les trois clés de cette méthode

Il y a trois clés à cette méthode.

Premièrement, le pouvoir des mots 'immobile' et 'Dieu', et leur effet sur nous.

Deuxièment, le lien entre la respiration et l'âme, grâce auquel nous pouvons éveiller notre âme en maîtrisant le rythme respiratoire.

Troisièmement, les plages de silence entre les mots lors de la respiration. Ces espaces de silence s'allongent de plus en plus avec la pratique. On arrive même facilement à méditer une heure (ce qui est vivement recommandé par les lectures). Selon celles-ci (et d'autres sources), le silence à lui seul, a un pouvoir de transformation. Nul besoin de 'faire' ou d' 'entendre' quoi que ce soit pendant la méditation. Demeurer dans ce silence porte en soi sa magie.

 

Changements physiologiques

Nous savons actuellement, d'après les recherches faites dans les années '70 sur des praticiens de la méditation transcendante et d'autres, que le corps passe par de nombreuses phases durant une méditation.

La lecture 5752-3 s'étend sur le sujet des changements merveilleux: "Méditez... dans les replis secrets de la conscience, et les cellules du corps enregistrent l'éveil de la vie...". Les cellules du corps, enregistrer quelque chose? Selon les lectures, chaque cellule du corps est dotée de conscience, et cette conscience peut être intensifiée ou diminuée. La lecture se poursuit; "Dans la tête, les cellules de la pensées, la vie spirituelle? des concepts intéressants, n'est-ce pas? "Dieu est Esprit, et veut être adoré en Esprit." (Jean4, 24). Ainsi, si élever le niveau de conscience conduit à la conscience de la "vie en esprit", cela conduit à vivre en Dieu, le Grand Esprit. Ce qu'il y a de merveilleux dans tout ce processus, c'est que nous soyons en mesure de le déclencher en entrant dans le silence magique.

 

                        LA PUISSANTE KUNDALINI

 

Comme cette méthode de Silence magique, cette méthode utilise les mots, la respiration et les plages de silence mais avec plus de force. En raison de la puissance mise en jeu, les lectures multiplient les avertissements sur le danger d'utiliser cette méthode sans préparation et examen de conscience préalable.

Les avertissements  

Voici une mise en garde de la lecture 2475-1: "Mais hâtez-vous lentement!" Préparez le corps! Préparez le mental, avant d'essayer de le libérer sans préjudice de ces influences qui ne pensent s'en emparer que pour exprimer l'ego, contrairement à l'état d'esprit vivant et constructif qui est celui d'un Sauveur crucifié. Crucifiez donc plutôt le désir en vous; que vous puissiez ainsi être éveillés aux vraies aptitudes d'aide qui sont là à votre portée... Sans préparation, des désirs de toutes natures sont susceptibles d'être accentués dans un but de destruction..." Examinons donc nos mobiles, explorons nos coeurs pour découvrir notre vraie passion. Est-ce la coopération et la coordination avec Dieu, ou aspirons-nous au contraire à satisfaire des désirs persistants dans notre intérêt personnel?

Les méditants Taoïstes du Secret de la Fleur d'Or disent de la voie juste qu'elle est comme l'aile d'un oiseau, l'autre aile étant le juste coeur. Un chercheur avisé doit s'en souvenir: l'oiseau ne peut voler d'une seule aile. Tous les chercheurs devraient avoir la méthode juste et le coeur juste.

 

L'idéal  

Ce concept du coeur juste nous conduit naturellement à l'enseignement des lectures selon lequel si nous voulons éveiller la force de vie, nous devons adopter un idéal. Quel est notre idéal? Vers qui ou vers quoi nous tournons-nous pour prendre exemple d'une meilleure attitude, de meillleurs choix, d'un meilleur usage de nos énergies, d'une meilleure aptitude à nous servir de nos talents en relation avec autrui? Quel critère nous guide pour concevoir notre notion du meillleur de nous-même? Que est l'auteur de notre "Livre de Vie"? Est-ce le hasard des circonstances? Est-ce notre propre intérêt? Ce sont là d'importantes questions du point de vue des lectures de Cayce, des questions que l'on doit se poser sérieusement avant de continuer vers l'éveil des puissantes forces de la kundalini suscitées par cette forme de méditation. Comme le disent les lectures, en utilisant au départ pratiquement la même méthode de méditation, nous pouvons édifier un frankenstein ou un dieu. Cela dépend de l'idéal auquel on se rattache au fil de la pratique.

 

Jésus-Christ

Les lectures de Cayce présentent Jésus-Christ comme étant non seulement l'idéal le plus haut, mais comme une force de protection puissante pour ceux qui souhaitent libérer leur force de vie afin d'ouvrir les sceaux spirituels et d'entrer en présence de Dieu. Le Christ est présenté comme notre avocat devant la puissance divine. Réclamer se protection et se mettre sous son égide équivaut à solliciter le plus puissant de tous les recours. Cependant, les lectures ne font pas de Jésus-Christ une religion au-dessus de toutes les autres: les lectures sont trop universelles pour cela. Les chercheurs de toute obédience peuvent parfaitement avoir recours à la force du Christ dans leur pratique de la méditation, et néanmoins rester fidèles à la religion qui est la leur. La lecture 281-13 donne une explication de cette perspective: "Si un jalon a été posé (ici, jalon signifie l'image choisie par la personne selon son élan personnel ou son impulsion) tel qu'il représente l'idéal que la personne s'est forgé comme le modèle qu'elle souhaite atteindre... en cela même la personne (ou l'image en question) porte la marque de l'Agneau, du Christ, du Saint ou du Fils, ou tout autre nom que nous puissions donner à ce qui permet à l'individu, A TRAVERS CELA, d'accéder à la présence même de ce qui est la force créatrice à l'intérieur de lui-même, voyez-vous?"

La lecture poursuit l'explication: "Le fait de dresser dans le moi profond cette image du Christ, amour de la Conscience de Dieu, rend le corps assez pur pour être garanti contre toutes les puissances qui pourraient en quoi que ce soit faire obstacle."

Remarquez la façon dont le Christ est positivement décrit comme 'l'amour de la Conscience de Dieu'. Des chercheurs de toutes religions peuvent avoir l'amour de la Conscience de Dieu. Le Christ, dans cette perspective, est plus universel que la religion qui porte son nom. Remarquez également combien parler d'amour de la Conscience de Dieu nous purifie des intérêts personnels qui pourraient nous entraver ou nous faire du mal.  

Il y a toutefois beaucoup plus à voir dans cette lecture que des notions d'oecuménisme ou de protection. Cayce nous donne un profond aperçu de la façon exacte dont un méditant peut, à partir de la brave immobilité méditative, se trouver transporté en la présence même de Dieu, avec toutes les ramifications que comporte une telle expérience. Si, par le pouvoir de notre imagination, nous sommes en mesure de concevoir ou d'établir l'idéal (le critère) vers lequel nous cherchons à nous élever, alors nous sommes bien (ainsi que l'Apocalypse le précise) porteurs de la marque ou du signe de ce pouvoir (quel que soit le nom que nous lui donnions) par lequel nous sommes rendus capables d'accéder à la présence même du Dieu qui est en nous. Sans méjuger du pouvoir des autres techniques de cette forme de méditation, le simple fait d'imaginer l'idéal est générateur de transformations. La lecture 1458-1 indique notre seule limitation: "L'entité a pour seule limite celle même qu'elle assigne à son idéal." Nous sommes des "dieux en gestation" dans la mesure où nous pouvons nous concevoir comme tels, en coopération avec le Très-Haut.

 

La kundalini et la vie éternelle

Les lectures entremêlent les enseignements judéo-chrétiens des Ancien et Nouveau Testaments, mais surtout du Livre de l'Apocalypse, avec les concepts et les pratiques de l'hindouisme ancien et du yoga. Voici ces concepts fondamentaux. La kundalini est par métaphore vue comme le pouvoir du grand serpent déchu de la place d'honneur qu'il occupait à l'origine. Comme Adam et Eve tombés en disgrâce au jardin d'Eden, ainsi en advint-il du serpent. Mais de même que Moïse éleva le serpent et que Jésus éleva ce pouvoir pour que nous ayons la vie éternelle (Jean 3, 14-15), chacun de nous doit élever le pouvoir de sa kundalini jusqu'à son lieu d'origine, la place d'honneur qui lui revient de droit. Tel est exactement l'objectif de la méditation de la kundalini.

Cette kundalini, ou force de vie, se trouve à l'intérieur du corps humain, le temple. Habituellement elle est utilisée de diverses façons qui la consument, avec pour aboutissement la maladie et la mort. Il appartient à chacun d'entre nous d'utiliser sa force de vie comme il l'entend (du moins dans les limites tracées par son karma). Qu'elle soit consumée consciemment ou inconsciemment revient au même. Quand elle est épuisée, elle est épuisée. Mais cette issue n'est pas obligatoire. Comme l'expriment les lectures: "s'il est parvenu à cette conscience, il n'y a plus aucune nécessité pour l'organisme de vieillir physiquement... Par cette vision, cette sensation, cette connaissance, vous découvrirez que non seulement le corps se trouve revivifié, mais que par le surgissement dans chacun des atomes de son être, de la certitude de l'activité de cette Force Créatrice... l'esprit, la pensée, le corps (sont) renouvelés."(1299-1)

L'élan vital de l'Occident et la kundalini de l'Orient obéissent à des lois naturelles et peuvent être captés et canalisés vers des voies régénératrices qui intensifient et prolongent la vie. Ceci est non seulement une possibilité offerte par la méditation de la kundalini, mais, d'après les lectures, peut constituer en soi un objectif de valeur. "Quelle est la nature de la voie montrée par le Maître? Quelle est la promesse en Lui? Ce qui est à surmonter en dernier, c'est la mort? La mort de quoi? L'âme ne saurait mourir car elle est de Dieu. Le corps peut être revivifié, régénéré. Et c'est en tendant vers cela qu'il peut, que le corps peut, transcender la terre et son influence" (262-85).

La pratique de cette méditation oeuvre directement avec les forces de vie et de mort.

 

Les mots de la prière

Voyons à présent les rouages de cette méthode. En supposant que notre idéal, nos buts et nos sentiments soient bien centrés, que nous ayons crucifié nos désirs égoïstes, conçu notre idéal,et pris ancrage dans la force et la protection du Christ, "amour de la Conscience de Dieu", commençons par les mots de prière destinés aux sept chakras. Ces mots varient selon les méthodes, mais les lectures de Cayce enseignent que l'une des raisons pour lesquelles le Maître a créé le Notre Père était bien celle-là. Les lectures donnent une version légèrement différente de cette prière (cf. 378-44), et nous allons l'adopter. Les lectures étant aussi à l'aise avec l'aspect féminin qu'avec l'aspect masculin de la Divinité, nous les suivrons aussi en cela. En disant la prière, ressentez la signification des mots tout en dirigeant votre attention vers la localisation du chakra correspondant.

Pour réaliser pleinement le pouvoir de cette prière, on doit comprendre qu'elle a été conçue pour susciter l'éveil du plus haut potentiel de chaque chakra. De même que nous étions invités à ressentir les mots "immobile" et "Dieu" dans la première affirmation, nous devons ici ressentir ou imaginer le changement véhiculé par ces mots et leur signification. Prenez votre temps. Considérez ceci comme faisant partie de la méditation.

L'ordre de cette prière des chakras est significatif, en ceci qu'il entreprend de susciter l'éveil des chakras les plus élevés avant d'éveiller les chakras inférieurs. Ceci est la meilleure approche. Eveiller le premier chakra avant le septième et le sixième reviendrait à ouvrir le panier du serpent sans l'avoir charmé de la flûte. Le serpent serait ouvert à ses propres intérêts, au lieu d'être sous le charme de la musique d'inspiration plus haute. Gardez un idéal élévé, un objectif élevé, un coeur juste et la conscience centrée en priorité sur les centres supérieurs. Faites monter la kundalini.

 

Mot-clé de la Pière              

 

Chakra                                                Glande                                    Centre

 

Notre Père-Mère qui                            7ème    - pituitaire                     3ème oeil

es aux Cieux                                           (hypophyse)

 

Que ton Nom soit                               6ème    - pinéale                       coronal

sanctifié                                                (éphiphyse)

 

Que ton règne vienne,                       5ème    - thyroïde                     gorge

que ta Volonté soit faite,

au Ciel comme sur la Terre             (le Ciel représente les trois chakras supérieurs,

                                                            la Terre les quatre chakras inférieurs)

 

Donne à nos corps demain                1er - gonades                             racine

selon leurs besoins

 

Et pardonne-nous nos                       3ème    - surrénales                   plexus solaire

Offenses

 

comme nous pardonnons à                2ème     - cellules de Leydig/

ceux qui nous ont offensés                                                     Lyden

et nous offensent encore;                                                         (le siège de l'âme)

et sois le Guide

 

en ces temps de tourments,                4ème            thymus              cardiaque

de tentation et d'épreuve, nous

conduisant par des sentiers

de Justice

 

coeur juste, attitude juste,                6ème            - pinéale              coronal

objectifs justes, en Ton Nom.

 

Le pouvoir de la respiration  

Maintenant, à nouveau, occupons-nous de la respiration. De façon plus intense cette fois, pour l'utiliser dans le but d'invoquer la force de vie et de la faire monter par les chakras de ce merveilleux instrument bio-spirituel que nous habitons.

Pourquoi la respiration?

La lecture 2475-1 répond: "la respiration est la base de l'activité de tout organisme vivant... cette ouverture des centres ou éveil de la force de vie peut être suscitée par certaines formes de respirations car, comme indiqué, la respiration est elle-même pouvoir, et ce pouvoir peut être dirigé..."

 

La respiration énergisante et d'ouverture  

Il existe plusieurs rythmes de respirations auxquels nous pouvons nous référer. Le premier est souvent décrit dans les lectures. Il commence par une inspiration profonde par la narine droite, à pleins poumons et en évoquant l'idée de force. Puis expiration par la bouche. Ceci doit être ressentie dans tout le torse: FORCE! Après trois de ces respirations, inspirez cette fois par la narine gauche, et expirez par la narine droite (pas par la bouche). Ce faisant, ressentez l'ouverture de vos centres: concentrez-vous sur le troisième oeil et le centre coronal (pinéale), laissant les autres centres s'ouvrir vers eux. Cela ne sera pas difficile, car le sixième et le septième chakra ont un magnétisme naturel, comme la musique du charmeur de serpents. Quand vous avez terminé cette séquence respiratoire, rentrez lentement dans la prière.

 

La respiration montante et descendante  

Abordez alors le second rythme respiratoire, qui est le suivant: inspirez normalement par vos deux narines; cependant, sur chaque inspiration, sentez ou imaginez la force de vie attirée vers le haut de la tête, et de là descendant vers le troisième oeil. Faites une courte rétention et, en expirant, sentez ou imaginez la force de vie baignant les chakras tout en descendant à travers eux vers le centre le plus bas. Marquez une pause, puis inspirez en sentant ou imaginant à nouveau l'impulsion vers le haut. Répétez ce cycle à un rythme confortable, utilisant votre attention et votre respiration pour diriger ce mouvement en synchronisation avec les inspirations et les expirations. Lors du mouvement ascensionnel de la respiration et de la force de vie, sentez ou imaginez-les nettoyant et purifiant les chakras supérieurs. Lors du mouvement de descente, sentez s'imprégner les chakras de cette énergie purifiée. Prenez votre temps. Je le répète, considérez ceci comme partie intégrante de la méditation. Faites environ sept cycles d'inspirations et d'expirations.

 

L'incantation ascensionnelle

Après cet exercice de respiration, le moment est bien choisi pour une incantation ascensionnelle. Inspirez profondément, puis, tout en expirant lentement, dirigez votre attention vers le chakra le plus bas et commencez à faire monter la force de vie en psalmodiant d'une voix vibrante "a a a a , é é é é é é , i i i i i i, aïe aïe aïe aïe aïe aïe, o o o o o o , ou ou ou ou ou ou, m m m m m m". Chaque son est associé à un chakra.

- "a" avec le chakra-racine (lecture 2072-10), comme "a" dans "spa";

- "é" depuis Swadisthana - cellules de Leydig;

- "i" avec le plexus solaire;

- "aïe" (comme dans le mot anglais 'high') avec le centre cardiaque;

- "o" avec de centre de la gorge;

- "ou" avec le centre coronal/pinéale;

- "m" (bourdonné comme le "m" dans 'âme' prolongé) sur le centre du troisième oeil.

Souvenez-vous que la véritable incantation est un son intérieur qui vibre, stimule et soulève la force de vie. Il est émis comme un bourdonnement, sur un ton monocorde, comme à bouche fermée, faisant vibrer les cordes vocales et dirigeant cette vibration vers les chakras, les faisant vibrer à leur tour. Sentez les chakras s'accorder à ce son vibratoire spécifique, puis portez votre concentration vers le haut à mesure que le son change. Faites cette incantation deux ou trois fois, ou jusqu'à ce que vous en ressentiez les effets. Vous pouvez aussi, si vous le désirez, clore votre séance chantée de votre entraînement par quelques séries du grand mantra AUM (comme dans aumône).

 

La rétention du souffle

Poursuivons à présent par un nouveau rythme respiratoire. C'est le plus puissant, mais au point où nous en sommes vous devriez déjà avoir atteint un stade plus élevé du mental et du coeur, donc être en mesure de libérer plus avant la force de vie en ouvrant les chakras. Pensez, toutefois, que le moment est venu de puiser dans la force du Christ et de vous mettre sous sa protection. Laissez votre amour de la Conscience de Dieu et l'image du Christ en vous, vous purifier et vous permettre, à travers elle, d'accéder à une conscience plus vaste. Maintenant, avec la protection et la force du Christ, abordons l'exercice suivant.  

C'est le même rythme que le précédent, avec cette différence que vous retenez le souffle avec l'attention fixée sur le centre coronal/pinéale et le troisième oeil. Puis, expirant aussi lentement que vous le pouvez, videz complètement vos poumons. Un temps de repos: laissez le corps s'apaiser. Faites quelques respirations normales. Puis à nouveau inspirez profondément, sentant la montée de la force de vie vers les chakras supérieurs. Retenez le souffle au centre coronal et au troisième oeil. Gardez clairement présent à l'esprit à travers tout le corps cet objectif: "Elever la force de vie de mon être dans l'amour de la Conscience de Dieu." Ceci est un très bon mantra ou une très bonne devise personnelle à utiliser tout au long de cet exercice respiratoire. Il exprime le premier et le plus grand commandement: Tu aimeras Dieu de tout ton être. Souvenez-vous, les lectures nous ont appris que chaque cellule du corps est dotée de conscience, et que cette conscience peut être intensifiée ou diminuée. Nous utilisons ici une des méthodes les plus efficaces pour intensifier cette conscience. Effectuez environ trois cycles de ce rythme avec rétention.

Souvent, à ce stade de la méditation, la tête est attirée en arrière, et le front ainsi que le sommet de la tête peuvent éprouver de nettes sensations de vibration. Le haut du corps et de la tête peuvent être animés d'oscillations d'avant en arrière, latérales ou circulaires (de préférence circulaires). Ce sont là des effets normaux des exercices, et les lectures les identifient comme tels. Dans l'Apocalypse, Saint Jean associe les tremblements du corps ("tremblements de terre") à l'ouverture du sixième chakra, suivie du Silence au ciel alors que s'ouvre le septième chakra (281-29).

 

Vers la Conscience intérieure

Nous voulons à présent intérioriser la conscience: laissons donc la respiration et le corps se mettre en pilotage automatique (le système nerveux autonome les surveillera). Dès lors, vous n'allez plus avoir conscience d'eux ou n'en serez qu'à demi-conscients.  

A ce stade de l'exercice, l'ensemble du corps, l'esprit et l'âme sont intensément éveillés et vigilants. C'est ici que l'idéal que l'on s'est donné devient l'instance formatrice, et que le développement qui s'instaure est fonction de cet idéal.

Dans ce type de méditation, l'expérience n'est pas la même que par la méthode du Silence Magique. Toute activité volontaire est suspendue. A mesure que les énergies du corps se sont élevées, l'état mental s'est modifié. L'esprit est à présent très calme, bien que parfaitement vigilant. Restez ainsi. Ne vous éloignez pas ni ne tentez d'infléchir quoi que ce soit. L'attente intense et la vigilance sont à ce stade la meilleure attitude. C'est ici que s'offre à nous la plus grande chance de recevoir Dieu. Ouvrez complètement votre conscience à la conscience de Dieu. Nous devons atteindre ce point de méditation où, à l'opposé du courant constamment tourné vers l'extérieur de nos pensées, nous sommes polarisés, immobiles, sur la conscience de Dieu, et purement réceptifs.

 

L'expansion et le pouvoir de l'imagination

Les lectures disent que lorsque nous nous trouvons dans cet état, nous devrions avoir une forte sensation d'expansion. Elle nous recommandent aussi de visionner cette expansion tout en progressant vers ce stade de la méditation. La puissance imaginative devrait être utilisée pour nous propulser vers une conscience plus haute. Imaginez donc une expansion lorsque, aux premières étapes de la méditation, vous faites s'élever la force de vie. D'après les lectures, la fonction la plus fondamentale de l'épiphyse est la force d'élan ou d'imagination (294-141).  C'est ce chakra qui aide à la transition entre le plus haut état de la conscience matérielle et la véritable conscience spirituelle. Utilisez votre puissance imaginative pour faciliter cette transition. La lecture 249-141 dit aussi: "Maintenez la glande pinéale en activité et vous ne vieillerez pas, vous resterez toujours jeunes!" A nouveau, nous entrevoyons le pouvoir régénérateur de cette stimulation.

Du point de vue des lectures, "C'est le faire qui engendre la compréhension", pas le discours, ni la lecture, ni la croyance, ni la connaissance, ni la réflexion, mais le "faire". Alors allez-y, mettez-vous à la pratique. Pas seulement pour vous sentir mieux, mais pour que l'infini puisse se manifester dans le fini, élevant tout vers une existence plus merveilleuse!.

 

John Van Auken enseigne et dirige les cours dits Spirituals, les retraites de méditation ainsi que les classes de réincarnation et d'études des rêves basées sur les lectures de Cayce. Il étudie et met en pratique les lectures de Cayce depuis plus de vingt ans, et est l'auteur de trois ouvrages sur la réincarnation. Sa vivacité de conteur jointe à sa connaissance approfondie des lectures de Cayce font de lui un orateur très populaire à l'A.R.E.

(traduction Centre Edgar Cayce - Paris)