Le dopage.

 

Chacun est conscient de ce que le dopage est interdit dans la pratique du sport et notamment dans la pratique du football.

 

Le dopage est réglementé par le Décret du Conseil de la Communauté Française (pour les compétitions se déroulant dans cette Communauté) du 8 mars 2001 et par le Conseil de la Communauté Flamande.  Nous parlerons ici de la Communauté Française.

 

D’autre part, les dispositions de l’article 62 du Code disciplinaire de la Fédération Internationale de Football Association (F.I.F.A.) sont très strictes et très sévères à la fois.

 

Elles stipulent en effet que pour une première infraction, la sanction minimale est une suspension d’au moins six mois effectifs de tout match à tout niveau et une amende de 10.000 CHF (6.000 Euros).  Pour toute récidive endéans les cinq ans, la suspension minimale est portée à douze mois effectifs et l’amende à 15.000 CHF (9.000 Euros).

 

La Commission Nationale d’Etudes (pouvoir législatif de l’U.R.B.S.F.A. regroupant toutes les ligues nationales et provinciales) a été invitée par le Comité Exécutif à mettre le règlement fédéral en conformité avec les dispositions de la F.I.F.A.  C’est ainsi que l’article VII/82 du susdit règlement a été modifié par la Commission Nationale d’Etudes avec application immédiate.  Lors de l’examen des textes par les susdites ligues, il a surtout été insisté pour prévoir au règlement qu’en aucun cas, les susdites amendes ne pourront être portées au compte courant du club, elles devront être payées par les joueurs fautifs, sous peine de radiation.  Au niveau des infractions au sein de la Communauté Française, les sanctions sont prononcées par la Commission de Contrôle de l’U.R.B.S.F.A.

 

Il est donc important pour les joueurs et pour les clubs de connaître la procédure et la liste des produits interdits par le susdit décret.  Celle liste est établie par le Comité International Olympique (CIO) et par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA).

 

Il est bon de savoir quelles sont les substances interdites et les méthodes interdites.  Au niveau des substances, il faut relever : les stimulants, les narcotiques, les cannabinoïdes, les agents anabolisants, les hormones peptidiques, les béta-2 agonistes, les agents avec activité anti-oestrogénique, les agents masquants et les glucocorticoïdes.  Au niveau des méthodes, sont interdites : l’amélioration du transfert d’oxygène, la manipulation pharmacologique, chimique et physique et le dopage génétique.

 

Quelle est la procédure du contrôle dopage par les personnes agréées ?  Elle est répertoriée en 15 points.  Il est à noter que les clubs sont tenus de désigner des personnes majeures qui représenteront les joueurs mineurs faisant l’objet d’un contrôle dopage et ce, en l’absence du représentant légal.  Cette liste de personnes majeures doit être nominative.

 

La procédure du contrôle est donc la suivante :

 

1.  L’officier de police judiciaire (OPJ) arrive au lieu de la manifestation sportive, avec une feuille de mission.  Il prend contact avec l’organisateur de la manifestation sportive.

 

2.  L’officier de police judiciaire désigne le sportif à contrôler et lui remet une convocation précisant le lieu et l’heure de présentation pour le contrôle.

 

3.  Le sportif se présente pour le prélèvement d’échantillons (éventuellement accompagné d’une personne de son choix). 

 

4.   L’officier de police judiciaire vérifie l’identité du sportif et de l’accompagnateur éventuel.  Le médecin a un entretien avec le sportif, portant sur l’état de santé, sur l’éventuelle prise de médicaments. 

 

5.  Le sportif choisit un kit d’analyse (2 flacons et 1 gobelet collecteur).  Il urine en présence exclusive du médecin.

 

6.  Le sportif verse l’urine du gobelet dans les deux flacons.  Il les ferme et vérifie les numéros de code des flacons et ceux reportés sur le procès-verbal de contrôle.  Il place les flacons dans la boîte d’expédition.

 

7.  Les échantillons sont transportés au laboratoire agréé.

 

8.  Le laboratoire analyse le premier échantillon et conserve le deuxième. 

 

9.  Le laboratoire envoie les résultats de l’analyse à l’administration (Communauté Française).

 

10.  L’administration informe le sportif et sa fédération du résultat de l’analyse.      

 

11.  Si le résultat de l’analyse est positif, le sportif peut demander une contre-expertise et peut demander à être entendu.  

 

12.  Le laboratoire transmet le deuxième échantillon conservé au laboratoire réalisant la contre-expertise.        

 

13.  Ce laboratoire analyse l’échantillon et envoie le résultat à l’administration.

 

14.  L’administration envoie le résultat de la contre-expertise au sportif et à sa fédération.

 

15.  Si le contrôle est positif, la fédération sanctionne le sportif.   

 

Si votre médecin vous prescrit des médicaments, il est donc toujours préférable de lui signaler que vous pratiquez le football et de se renseigner si les susdits médicaments ne constituent pas un produit dopant et donc interdit.  Au besoin, il faut lui demander de prescrire un autre médicament.  Cependant, lors d’un contrôle, une déclaration de prise de médicaments sur prescription médicale doit être remise par le sportif à l’officier de police judiciaire.

 

L’Association Montkainoise dispose de la documentation complète relative au dopage.  Elle peut être consultée au siège du club, Rue du Stade Communal à 7540 KAIN ou peut être demandée auprès du Secrétaire Général, Willy VANGUERSDAELE.  Pour les membres qui disposent d’un ordinateur avec accès à Internet, ils peuvent consulter le site www.dopage.be sur lequel ils trouveront toute la documentation utile.