Chaque fois que la colonne de nuée suspendait son
mouvement, les tentes étaient plantées.
Mais le lendemain, avant le
lever du soleil, la trompette sonnait, l'arche se mettait en route
et
la nuée de feu montrait le chemin entre les défilés étroits de la
montagne, à flanc de coteau ou dans les étendues arides du désert.
A peine avaient ils le temps de se reposer un peu
qu'ils
entendaient "en route! Ce n'est pas jour de repos.
Il vous faut
encore voyager en direction de Canaan". Ils ne restaient jamais
longtemps à un endroit.
Même le puits et les palmiers ne pouvaient
les retenir. Ils avaient pourtant une maison d'habitation dans leur
Dieu, Sa colonne de nuée leur était comme un toit pour eux, Sa
flamme, la nuit, comme leur âtre. Ils devaient avancer, de lieu en
lieu, changer sans cesse, sans s'installer jamais et dire
"maintenant
nous sommes en sécurité.
Nous demeurerons en cet endroit. Moïse dit
pourtant "Bien qu'en perpétuel mouvement, tu as été notre
demeure à
chaque génération, Seigneur".
Le croyant ne connaît pas de changement
en rapport avec Dieu.
Il peut être riche aujourd'hui et pauvre
demain, malade aujourd'hui et bien demain,
heureux aujourd'hui et en
détresse demain, mais il n'y a pas de changement en ce qui
concerne
sa relation
avec Dieu.
Si Il m'a aimé hier, Il m'aime aujourd'hui. Ma
demeure fixe de repos est mon Seigneur Béni.
Mes perspectives peuvent
être ternies, mes espoirs anéantis, ma joie flétrie, tout peut être
détruit par la rouille, mais je n'ai rien perdu de ce que j'ai en
Dieu. J'ai mon lieu fort auquel je peux avoir constamment recours.
J'erre dans le monde, mais en Dieu J'habite en paix.