Le légionnaire romain

 

La grande encyclopédie de l'histoire du monde junior tome 2, p.114, Éditions Nathan, Paris, France, 1994

 

Recrutement

    Le citoyen romain avait comme devoir d’accomplir son service militaire, c'est-à-dire au moins 10 années comme cavalier ou 16 années comme fantassin. Jusqu’à la réforme de Marius en –107, seuls les citoyens possédant un cens (11 000 as) devaient remplir ce devoir.

    Avant la professionnalisation de l’armée, le consul était chargé de la levée des troupes : durant 30 jours, un drapeau de couleur rouge flottait sur le Capitole. L’état de chaque citoyen était examiné de même que leurs titres éventuels à une dispense. Après ces vérifications, les consuls retenaient le nombre d’hommes fixés par le sénat. Les soldats choisis devaient prêter serment.

    En cas d’urgence, le consul avait le droit de procéder à une levée en masse, le tumultus. Tous les hommes valides étaient enrôlés dans l’armée. Même après la réforme de Marius, ce système resta en place si une situation d’urgence se présentait. Les hommes qui désiraient faire une carrière politique devaient obligatoirement effectuer un service militaire de 10 ans.

 

Nourriture

    Le ravitaillement de l’armée est une préoccupation toujours présente pour les généraux. Le repas type se compose par jour de 1 kg de pain, 100 g de lard, de fromage et d’un ½ litre de vin, c’est-à-dire du vinaigre mélangé à de l’eau.

 

Habillement

    Les soldats portaient :

Encyclopédie Rome la conquérante, p.11, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

 

Équipement

    Les soldats devaient payer eux-mêmes leur équipement. Celui-ci variait selon le grade et la fortune de l’individu. Ce que la Cité devait ajouter en supplément était déduit de la solde.

    L'équipement complet d'un légionnaire en compagne ne constituait pas seulement en une armure, des armes et un bouclier, mais aussi en un lourd bagage d'une quarantaine de kilos comprenant un nécessaire à outils, une gamelle et une casserole. C'était un véritable fardeau qu'il fallait porter sur l'épaule au moins trente kilomètres par jour.

Les armes du légionnaire

Encyclopédie Rome la conquérante, p.11, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

Encyclopédie Rome la conquérante, p.11, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

Encyclopédie Rome la conquérante, p.11, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

La défense du légionnaire

Encyclopédie Rome la conquérante, p.10, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

Encyclopédie Rome la conquérante, p.10, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

Encyclopédie Rome la conquérante, p.10, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

    Chaque soldat se déplaçait donc avec 30 à 35 kg de bagages. De plus, il portait un pieu en bois qui servait à construire un camp provisoire. Quand il fait froid, il portait des bandes molletières autour des jambes.

 

Discipline

    Au sein de l’armée romaine, la discipline était très stricte. Le soldat prêtait serment et s’intégrait ainsi à la communauté des combattants. Dans ce serment, il jurait de ne pas s'enfuir par lâcheté, de ne pas quitter les rangs sauf pour prendre une arme, de frapper l’ennemi et des sauver ses concitoyens. Le citoyen était conscient qu’il serait puni sévèrement pour désobéissance ou acte de lâcheté, pour s’être relâché ou avoir perdu le mot de passe mais aussi pour vol, crime et faux témoignage.

    Les punitions étaient graduées : le coupable pouvait être dégradé s’il est officier. Les peines corporelles étaient très fréquentes : par exemple, un centurion tenait un cep de vigne dont il frappait les négligents. Le châtiment le plus cruel était la mort par bastonnade. Les voleurs, les déserteurs, les traîtres, les faux-témoins et les sentinelles qui avaient failli la nuit étaient amenés devant le général qui avait le droit de vie ou de mort sur ses soldats : il donnait le premier coup de bâton puis ordonnait à d’autres soldats d’achever le coupable de la même manière. Son cadavre était jeté hors du camp sans sépulture.

    Si c’est une unité entière qui a failli, elle était décimée : un homme sur dix était tiré au sort et exécuté. Les autres étaient chassés du camp jusqu’à ce qu’ils se rachètent par une action d’éclat.

    Mais ce que le citoyen redoutait par-dessus tout, c’était le déshonneur par mise en cause devant tous. Cette honte lui serait attachée quand il serait redevenu civil.  

    Cette peur du châtiment, commencement de la sagesse, entraînera souvent les légionnaires à des actes téméraires jusqu'à l'absurde.

 

Récompenses

    La terreur n’était pourtant pas le seul moyen utilisé pour assurer la discipline : les Romains savaient aussi récompenser les actes héroïques ou les actions d'éclats, suscitant ainsi une noble concurrence, une belle ardeur et la reconnaissance de la cité et de la famille

    Le général attribuait aux soldats des récompenses en argent, des augmentations de solde et de l’avancement. Mais les meilleures récompenses étaient les décorations. Les soldats recevaient des colliers, des bracelets, des médailles qu’ils portent fièrement sur leur cuirasse. 

    Les officiers peuvent mériter la hasta pura, une hampe de javelot sans fer qui est la plus haute récompense, et des couronnes variées. 

    La couronne obsidionale était décernée à celui qui avait délivré une ville assiégée, la couronne civique (en feuille de chêne) à celui qui avait sauvé la vie d’un citoyen romain, la couronne murale (imitant un rempart) à celui qui était monté le premier à l’assaut d’une ville ennemie, etc.

   

   

  

  

 

sources : texte : Age of Empires, Microsoft Corporation, 1997 [CD-ROM]
    Arts et civilisations Rome, p.53-55, Artis-Historia, Bruxelles, Belgique, 1989
   

Encyclopédie Rome la conquérante, p.10-11, Édition Gallimard, Paris, France, 1990

  images : Encyclopédie Rome la conquérante, Édition Gallimard, Paris, France, 1990
    La grande encyclopédie de l'histoire du monde junior tome 2, Éditions Nathan, Paris, France, 1994