Hestia

 

Atlas de la mythologie, "Hestia, déesse du foyer", Éditions Atlas, UE, 2003

 

Fille de : Cronos et Rhéa

Animal : âne

Déesse du Feu Sacré

 

    Soucieux du devenir de leur fils, Ouranos et Gaia annoncent à Cronos qu'il sera un jour détrôné par l'un de ses enfants. Le dieu tout-puissant, qui régnait alors sur l'univers, ne pouvait se résoudre à un tel sort. Il décida d'échapper à son destin en décimant sa progéniture et dévora alors l'un après les autre tous les nouveaux-nés enfantés par son épouse Rhéa. Fille aînée du couple divin, Hestia fut la première à être avalée par son père ; ses frères et sœurs Déméter, Héra, Hadès et Poséidon ne tardèrent pas à connaître le même destin.

    C'est au petit dernier, Zeus, que la fratrie dut son salut. En effet, Rhéa était parvenue à soustraire le plus jeune de ses fils à la fatalité que lui réservait son époux. Bientôt, Zeus atteint l'âge d'homme et entra en rébellion contre son père. Avec l'aide de la déesse Mêtis, il contraignit son père à régurgiter ses frères et sœurs puis, au terme de dix années de guerre, il parvint enfin à s'emparer du trône divin. C'est ainsi que naquit l'assemblée des dieux de l'Olympe à laquelle appartient Hestia. 

    Hestia était d'une beauté remarquable et elle éveillait e désir de nombreux prétendants. Mortels, Titans et dieux se disputaient ses faveurs. Apollon et Poséidon succombèrent un jour à ses charmes et allèrent jusqu'à s'affronter pour conquérir son cœur. Consciente du danger que cette rivalité faisait peser sur l'Olympe, elle manifesta le souhait de rester vierge. 

    On lui connaît cependant une mésaventure avec le dieu Priape. Au cours de l'une des innombrables fêtes champêtres auxquelles étaient conviées les divinités de l'Olympe, Priape, ivre comme à son habitude, fut troublé par le charme de la jolie déesse. Fidèle à son serment de chasteté, cette dernière refusa de s'offrir à lui. Profitant de l'assoupissement des convives et de celle dont il convoitait les faveurs, Priape s'apprêta à lui faire violence lorsque le braiment d'un âne donna l'alerte et réveilla la déesse. Confus et penaud, Priape prit ses jambes à son cou sans être parvenu à ses fins. Coïncidence ou pas, on dit que l'âne est l'animal consacré à la déesse Hestia.

Atlas de la mythologie, "Hestia, déesse du foyer", Éditions Atlas, UE, 2003

    Hestia apparaît en déesse du Feu, mais d'une manière opposée à celle d'Héphaïstos. Elle préside aux foyers domestiques, toujours situé à côté de l'autel des ancêtres. Voilà donc le feu-principe, le feu céleste, le moteur du monde. Zeus lui octroya le privilège que les premiers animaux sacrifiés le soient en son honneur. Pour elle, la paix était primordiale et elle ne participait à aucun conflit, humain ou divin. 

Elle protège les familles, les villes, les colonies. Elle incarne la stabilité religieuse et sociale, la continuité de la civilisation.

 

 

 

 

 

sources : texte : Myriam Philibert, Dictionnaire illustré des mythologies, p.136, Éditions de Lodi, France, 1997.

                         Le petit Robert des noms propres, p.959, France, 1997

                         Atlas de la mythologie, "Hestia, déesse du foyer", Éditions Atlas, UE, 2003

              images : Atlas de la mythologie, "Hestia, déesse du foyer", Éditions Atlas, UE, 2003