Conditions d'admission

Que de sempiternelles discussions pour ces fameuses "conditions d'admissions". Cela fait trente ans que j'assiste aux réunions, d'abord des présidents, maintenant de l'AD.F., et les problèmes deviennent chaque année de plus en plus pointus.

Il faut avouer que certains responsables de société considèrent l'AD.F.

comme une échapatoire de la décision d'admettre ou pas un futur Gille.............. Ces cas

litigieux ne devraient jamais, ou très rarement, arriver jusqu'à la réunion des présidents et secrétaires des sociétés.

Ces comitards ou membres de chaque société devraient se responsabiliser lorsqu'une demande d'admission leur est soumise pour appréciation et non pas comme actuellement, tergiverser et attendre que l'AD.F. prenne position pour eux.... Le membre futur ( ou pas) pendant ce temps perdu, prend contact avec une cagnotte de la société choisie, se croyant à l'abri de tous refus, il s'engage, prend mesure pour son futur costume du dimanche-gras, passe chez le louageur, choisi

ses plumes, achète sabots, ramon, barettes, mouchoires et tutti-quanti, bref, il est déjà Gille avant son admission, et tout cela de bonne foi de sa part.

Et pendant ce temps le comitard ou le membre à qui le futur Gille a fait sa demande, tergiverse et ne se pose pas trop de questions embarassantes, l'AD.F. n'est-elle pas là pour régler nos problèmes litigieux se dit-on. "Autant en emporte le vent" (proverbe).

Et voilà comment on en arrive à des situations qui tournent régulièrement à l'aigre-doux en cours de réunions. Tout cela parce que certains qui se disent adultes ne veulent pas déplaire à d'autres pour qui l'espoir de faire le Gille grandit au fur et à mesure où le temps passe et où on lui donne l'illusion, comme j'écrivais ci-dessus, qu'il n'y a pas de problème pour lui, que sa candidature est en bonne voie, bref on lui ouvre la porte sachant pertinemment que les problèmes surgiront lorsque sa demande d'admission arrivera au bureau de l'AD.F. - c'est regrettable. Cogitons tous là dessus, et nos problèmes se résoudront d'eux-mêmes. Osons dire IlQQ lorsque cela est nécessaire, et expliquons le pourquoi du refus à la personne qui souhaitait rentrer dans une de nos sociétés. Je suis certain qu'elle comprendrait, et cela nous éviterait de solides désagréments.

                                                                                       

                                                                                                                                                                         En toute amitié,

Michel GODEFROID.

Extrait : Réguénairement Vôtre ! N° 22

Décembre 1997