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LES NOCES DE COTON (ou de PAPIER ?)
C'est le titre d'un nouveau roman qui sort de presse aujourd'hui 14 octobre ! |
message envoyé dimanche à 17h59
Hier en fin d'après-midi, nous avions pensé que
des feux d'artifice célébraient la fin des vendanges.
Nenni, ce matin, le vacarme continuait et nous avons réalisé
que c'étaient les chasseurs qui canardaient ainsi, tellement
nombreux qu'à certains endroits les coups de fusils n'arrêtaient
pas...
Après avoir pique-niqué sur une place de Bordeaux, nous avons dit au revoir à Raya au terme de ces quelques journées communes, et nous nous sommes envoyé une belle session d'Internet dans un cyber-café (cela prend toujours plus de temps quand nous devons envoyer des photos digitales).
Puis nous sommes arrivés à Mérignac, dans
un quartier à l'ouest du centre, chez Bernard, Béatrice
et leurs enfants. Bernard est un "vieil" ami belge que
nous connaissions par le scoutisme et la paroisse, et il est médecin
ici depuis plusieurs années.

message envoyé vendredi à 19h18
Il était moins 5 quand nous sommes montés comme
des balles sur le ferry de 10 heures, après avoir dévalé
Royan jusqu'au bord de mer et suivi la plage jusqu'à l'embarcadère.
Traverser la Gironde à son embouchure prend 1/2 h, c'est
vous dire si elle est large. De l'autre côté, une ravissante
piste cyclable dans les dunes boisées nous amène à
Saulac- sur-mer, qui possède encore des villas de toute beauté,
avec leur nom inscrit sur des carreaux de faience.
Nous nous retrouvons rapidement dans les vignobles, et, bonheur, les vendanges ne sont pas finies. D'incroyables tracteurs récoltent mécaniquement le raisin, mais les grands châteaux utilisent toujours des saisonniers, et nous en retrouvons une partie, tous assez baba cools et bruyants, au camping de Pauillac. Certains viennent de finir aujourd'hui, d'autres terminent demain, cela va être notre fête. Inutile de vous dire que ces paysages de vignobles et de châteaux nous enchantent, et ce soir nous levons notre verre (un vrai verre à vin, s'il vous plaît, prêté par le patron du camping) à votre santé. Son contenu? Un Médoc, Château Tour Prignac, domaine frôlé par nos roues cet après-midi.
message envoyé jeudi à 19h52
Nous
quittons Julien, Céline et le petit Théophile (6 semaines)
après une soirée et une nuit en tous points excellentes:
merci beaucoup! Un peu avant 10 heures nous retrouvons Raya à
l'église d'Angoulins et nous repartons en trio vers Chatelaillon-
Plage. Là, émotion, grand frisson,
Fort Boyard apparaît au loin: je repense à la fin
d'un film avec Lino Ventura et Alain Delon (Les Spécialistes?)
et à l'émission bien connue. J'exulte de joie, Gaëtane
reste de marbre. Elle ose prétendre que c'est un HLM en bord
de mer, je garde mon calme.
L'itinéraire cyclable pour rejoindre Rochefort est assez pénible, puis pour traverser la Charente nous réalisons que le bac escompté n'est plus en service depuis longtemps et que l'impressionnant pont transborteur, une plateforme qui glisse comme une nacelle, suspendue par des cables à un beau pont métallique, ne fonctionne plus que le WE en cette saison. Comme le commun des mortels automobilistes, nous empruntons le dernier point de passage, un gigantesque viaduc.
Après le pique-nique sur une jolie place ombragée
à Soubise, nous traversons une plaine avec des paysges camarguais,
et soudain, un village fortifié hors du temps apparaît,
Brouage, avec des ruelles endormies sous le soleil. A la Tremblade,
nous flânons dans la zone conchylicole, le long des canaux
bordés de barques et de cabanes colorées. La récolte
des huîtres bat son plein: après quelques années
en mer, elles sont nettoyées, triées par calibre,
remises en sacs à grandes mailles et stockées dans
des bassins d'eau de mer, jusqu'à leur récupération
avant Noël...
Un des travailleurs nous offre une huître hors calibre, de
17 cm, de quoi nourrir trois cyclistes et leur donner l'impresion
d'avoir avalé un seau d'eau de mer.
Nous continuons sur notre lancée avec un fantastique bain de mer à La Grande Côte, au soleil couchant, et c'est dans le noir que nous arrivons à Royan et à un camping impeccable en bordure de terrain de football.
message envoyé mercredi à 17h53
Alleluia, le soleil est là! Il y avait un fameux brouillard
ce matin et la nuit avait été tellement humide que
la condensation perlait de partout sur le toit intérieur,
et il fallait se méfier de ne pas le toucher en vaquant dans
la tente (c'est à dire qu'il faut rester plié en quatre,
mais on est passé maîtres dans cet art).
Nous avons redémarré avec Raya, dans un paysage très semblable à sa Hollande, mais à midi cela s'est animé lorsqu'on a longé la baie de l'Anse de l'Aiguillon, d'abord en- dessous puis au-dessus d'une petite falaise. De longs pontons mènent à des cabanes de pêche au carrelet, c'est assez idylique.
En passant par La Rochelle avec nos vélos (bis), nous avons croisé un capitaine... Non, mais la ville nous a énormément plu, surtout dans la belle lumière de 17h00. Ce soir, nous logeons près de La Rochelle à La Jarne, chez des amis d'Anne-Cécile et Jean, de Cap Tandem, qui nous avaient renseigné leur coordonnées. Vive la solidarité entre cyclistes !
message envoyé mardi à 19h27
Quel soulagement ce midi quand le soleil est réapparu
après les fortes pluies de la nuit et du matin. La zone côtière
est aussi plus attractive que la Vendée intérieure
assez monotone. Nous avons pique-niqué sur la digue des Sables
d'Olonnes, notre tente séchant pendue au parapet. Quelques
surfeurs tentaient leur chance dans les grosses vagues, sans grand
succès.
En route nous rencontrons Raya, hollandaise qui alterne vélo
et train depuis Amsterdam. Nous entendons maintenant des oiseaux
plus méridionaux, comme le bruant zizi (les non-ornithologues
vont encore bien rire) et l'alouette lulu, dont les
noms évoquent leur chant respectif.
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LE
SAVIEZ-VOUS ?
Nous commencerons par le fameux "mille sabords", qui détient le record absolu d'emploi (166 fois, soit en moyenne 11 fois par album). Dans cette famille figurent, par ordre croissant d'hypertrophie, le rarissime "Vingt mille sabords" (un seule fois: Affaire Tournesol, p21); "Mille millions de sabords" (4 fois); "Mille millions de mille sabords" (42 fois); "Mille milliards de mille sabords" (23 fois); enfin, les deux sommets de l'hyperbole: "mille millions de mille milliards de mille sabords" (5 fois) et "mille milliards de mille millions de mille sabords" (6 fois). A l'origine de la seconde famille, nous trouvons le non moins célèbre "Tonnerre de Brest" (144 emplois, soit en moyenne une fois toutes les 6,5 pages !!!), parfois abrégé en simple "Tonnerre" (7 fois). Ici encore, le processus de complexification s'exerce. Voici d'abord "Tonnerre de tonnerre de Brest" (20 fois); puis "Mille tonnerres" (16 fois) et "Mille tonnerres de Brest" (6 fois); viennent ensuite "Mille millions de tonnerres de Brest" (3 fois) et "Mille milliards de tonnerres de Brest" (un seul emploi: Tintin au Tibet, p5); enfin, "Mille millions de mille tonnerres de Brest" (un seul emploi: Affaire Tournesol, p37). Mais les deux familles, à tous les stades de leur développement, peuvent se croiser, donnant naissance à des expression mixtes, d'autant plus impressionnantes qu'elles sont moins fréquentes. Voici d'abord une interjection relativement simple: "Mille sabords de tonnerre de Brest" (un seul emploi: Temple du soleil, p10); mais nous trouvons aussi: "Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest" (4 fois); enfin, record absolu de l'hyperbole, voici l'admirable "Mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest" (un seul emploi: 7 boules de cristal, p6). Il faut dire que, lorsqu'il crée cette expression, Haddock est dans tous ses états: il vient de boire... de l'eau! |
message envoyé lundi à 18h29
A la sortie de Nantes, une astrologue vitalisée nous apostrophe
et nous demande si nous roulons pour la paix dans le monde ou pour
nous-mêmes. Nous répondons que nous roulons pour nous-mêmes
et pour deux oeuvres caritatives, et nous ajoutons que le vélo
est en effet un moyen très pacifique de se déplacer.
Elle savait depuis longtemps que quelque chose allait se passer
car les astres sont en grande guerre. Elle affirme que le souffle
est fort important, car demain le monde aura besoin de gens qui
ont du souffle. Nous promettons de souffler tant et plus et nous
reprenons la route.
Nous avons eu droit à trois ou quatre averses du Tonnerre de Brest, poussées par un fort vent du SW. Nous ressortons nos bonnes vieilles capes, qui pour ce type de pluie fulgurante surpasse nettement le Gore-Tex.
A part cela, la région que nous traversions aujourd'hui
n'offrait pas d'attrait très particulier, si ce n'est quelques
vignes avec parfois des grappes oubliées. Nous avons passé
un moment savoureux avec toute une famille qui vendengeait un petit
vignoble personnel. Les anciens cueillaient les grappes et le fils
pressait immédiatement le raisin sur la remorque du tracteur,
pendant que le chien, un authentique zinneke vendéen, venait
nous flairer les mollets.
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LE
SAVEZ-VOUS ?
dans trois albums différents des aventures de Tintin: lesquels ? |
message envoyé dimanche à 19h36
Journée de repos et de pluie: après une messe dans
la jolie cathédrale, avec un prêtre à la voix
théatraaale, nous avons rejoint notre ami Alain, Nantais
rencontré il y a 3 mois dans une auberge de jeunesse des
îles Lofoten et qui fêtait hier ses 50 ans avec des
amis.
Demain, nous reprenons la route, en espérant que le vent de tempête qui souffle sur la Bretagne aura faibli, et que les pluies qui ont causé tant d'inondations se calmeront...
message envoyé samedi à 18h51
Hier soir, nous avions déjà doublé sur le
canal un bateau, voilier dématé, gouverné par
un homme en ciré blanc, comme un fantôme dans la bruine.
Ce matin, après des discussions animées à la
boulangerie du village, nous reprenons le chemin de halage et nous
dépassons à nouveau le bateau blanc, avec l'équipage
complet sur le pont cette fois. Nous avons bavardé avec eux
le temps d'un passage d'écluse, soit environ 1/2 heure.
Frédéric navigue depuis 4 ans avec son épouse Evelyne, et leurs deux filles pendant les vacances. Sénégal, Cap Vert, Açores, Antilles... Après l'une ou l'autre transatlantique, leur bateau se retrouve sur un si petit canal car cest le meilleur chemin pour le ramener à Anger, sur la Loire, où ils retournent à la maison travailler deux ans comme infirmiers et entretenir leur voilier, avant de repartir sur d'autres mers...
Les nombreux pêcheurs sont moins aventureux et plus loquaces, mais pour répondre à mon intérêt sur ce sport pacifique, l'un d'eux m'a expliqué qu'ils attrapaient (les jours de chance...) des brochets et des sandres, avec un petitt gardon vivant comme appât.
Le canal nous a joué deux ou trois derniers bons tours, au niveau du terrain parfois digne d'un VTT, avec de cul-de-sacs qui nous obligent à revenir en arrière et changer de rive, ou l'abandonner pour de bon à l'approche de Nantes. Nous entrons dans la ville sous le déluge, et par chance trouvons un sympathique hotel bon marché, avec une chambre au quatrième (on aime cela), qui sent bon le viellot.
message envoyé vendredi à 19h17
Quelle merveille ce canal
de Nantes à Brest ! Hier nous le grimpions le long d'écluses
en cascade, reliées chacune à un grand étang
en créneau, puis nous longions une autre tranchée
supérieure (bief de partage), avant de redescendre de l'autre
côté, selon le même système. Pour passer
une telle colline et rejoindre deux rivières qui coulent
en sens opposé, le canal est bien obligé de passer
par ce genre d'escaliers. Son alimentation en eau est alors cruciale,
puisqu'il ne suit pas une rivière, mais que chaque passage
d'écluse laisse filer vers l'aval un plein volume d'eau.
Une rigole artificielle, comme les bisses valaisans, amenait l'eau
au centre du bief de partage, et celle-ci s'écoulait des
deux côtés, via les étangs de retenue comme
amortisseurs de niveau d'eau. A l'endroit où nous nous trouvions,
la rigole d'Hilvern rejoint le canal après avoir tournicoté
sur 62 km, avec une pente ridiculement faible.
Bon, à lire comme cela ce n'est pas très excitant, mais à découvrir sur place c'est passionnant. La nature a souvent repris ses droits, mais le canal est encore navigable sur la majorité du parcours (en petit "promène-couillon" de plaisance) et l'environnement est magique. Grandes rangées d'arbres d'espèces variées, majestueuses écluses et jolies maisons de granit, étangs et marais, soleil voilé par le brouillard, martins- pêcheurs qui se poursuivent...
Hier soir nous étions dans un petit camping charmant tenu par un couple anglais, et ce soir dans un grand camping quelconque, mais nous sommes rigoureusement seuls!
Voir aussi la rubrique ornithologie.
message envoyé jeudi à 16h36
Le joyeux vigneron, le boulanger et le chien:
Fable où sincèrement, je ne vous apprends rien.
Maître Benoît et sa Compagne
Descendent à l'Hôtel de Bretagne (sic)
Arrive un hôte vigneron (hic)
De Nantes où plus tard nous irons.
"Les vendanges là-bas sont finies"
Dit-il les mains encore bleuies.
Avalés l'andouilllette et le lieu,
Les époux vont se glisser au pieu.
C'était compter sans le tapage
D'un boulanger du voisinage,
Qui pour se tenir éveillé
Doit laisser sa radio brailler.
Les oreilles peinées par ces vains do-ré-mi,
Nos amis petit-dèjent à sept heures et demie.
Une fois aux vélos, autre contrariété:
Le Packtowl®
du Ben gît à terre, déchiqueté.
L'auteur de ce forfait, un horrible molosse,
Dans sa garde de nuit l'aura pris pour un os.
Morale:
Artisans du bon vin, pain et "Rex, au panier!"
Parmi vous seul Bacchus nous aura épargné.
message envoyé mercredi à 20h51
Le canal de Nantes à Brest a été inauguré
en 1840 et est resté en activité un petit siècle,
jusqu'en 1930. Il emprunte la plupart du temps des rivières
sinueuses et avec ses 328 écluses pour 359 km, c'est un superbe
témoin du passé que nous avons longé aujourd'hui.
Près de Glomel, la pente augmente et en 1.5 km, nous passons une bonne dizaine d'écluses, en ayant l'impression de monter un escalier géant. Puis, c'est la grande tranchée: 3 km horizontaux creusés dans la colline par des bagnards, avant un petit réservoir d'eau, et la descente de l'autre côté. Mais au milieu de la tranchée, un bouquets d'arbres déracinés nous coupe la route. A gauche, un versant escarpé, à droite le canal, pas moyen de contourner l'obstacle. Nous devons décharger tous nos bagages pour les passer un par un au dessus des deux premiers troncs et en-dessous du troisième.
Les vélos ont pu suivre le même trajet et nous repartons sur la piste cendrée sur laquelle nous ne pouvons pas aller très vite: le terrain est ramolli par les dernières pluies et couvert par endroit de feuilles, branchages et bouts de bois. Marrons, faines, chataignes, glands et autres joyeusetés automnales sautillent également sous nos roues.
Nous quittons le canal à hauteur d'un tronçon moins charmant, et nous arrivons avec l'obscurité dans la petite ville de Guéméné; le camping municipal est complètement fermé et nous devons nous rabattre sur un petit hôtel. Il faut absolument avancer nos horaires pour éviter ce genre de farce!
Surtout ne manquez pas les nouvelles photos !
message envoyé mardi à 21h30
Aujourd'hui, dès le 3ème paragraphe, les incroyables
histoires de Ben The Biker, à ne manquer sous aucun prétexte.
Mais avant cela, Annick nous avait préparé hier soir un repas breton pas piqué des hannetons (voir rubrique gastronomique). Sa passion est pourtant moins la cuisine que les plantes, elle travaille en effet comme bénévole au jardin exotique de Roscoff. Après avoir été soignés aux petits oignons, et le temps se calmant tout à coup ce matin, nous prenons congé de notre fabuleuse hôtesse. Elle doit encore nous courir après car nous avions oublié notre curvimètre sur sa table.
En parlant d'oignons, une ancienne institution de Roscoff sont les Johnnies qui partaient vendre leur marchandise tressée dans les villages du sud de l'Angleterre. Ils traversaient en bateau, passaient de port en port et allaient à l'intérieur du pays à bicyclette. Le vélo à l'échelle européenne, il n'y a que cela de vrai.
Ce matin devant la poste, un personnage hors du commun nous aborde, à la vue de nos vélos chargés et de notre panneau magique. Quand il avait 24 ans, Richard a parcouru à pied près de 6000 km, traversant les Etats-Unis de New York à Los Angeles. Il récoltait des fonds pour lutter contre la polio et était ponsorisé par CBS News, à l'américaine: véhicule balai, hôtels réservés à chaque étape, couverture médiatique de premier ordre... Certaines voitures s'arrêtaient à la vue de leur caravane, demandaient en quoi ils pouvaient les aider, puis sortaient leur chèquier.
Fabuleux destin que celui de Richard, ouvrier à 13 ans
dans une fabrique de cuisinières, réceptionniste privé
d'Hubert Givenchy à 18 ans, protégé d'Audrey
Hepburn à 20 ans et apprenti dans un hôtel 5 étoiles
à Genève; à 25 ans, après sa marche
parrainée, il devient majordome à New York chez la
patronne de Tiffany, puis
à Bonn chez le Chancelier Khol et son épouse, enfin
en Angleterre chez le Duc et la Duchesse de Wellington. De retour
en France à 55 ans, il s'installe il y a quelques semaines
à Roscoff. Là, une dame âgée le prend
récemment par le bras, alors qu'il passe en rue. Elle est
medium comme lui, a eu un flash en le voyant, sait qu'il est majordome
et lui affirme qu'il trouvera du travail d'ici peu, dans une grande
famille du Sud de la France. Le 2 octobre enfin, Richard rencontre
bike8000 qui n'en croit pas ses oreilles, et qui encore ne vous
raconte pas tout... Bonne chance Richard (selon toi c'est mieux
que merci), et si tu consultes notre site, laisse nous tes coordonnées,
que nous puissions tous acheter ton livre le jour où il sortira.
Bon, où en étais-je? Ah oui, nous reprenons ensuite la route et arrivons à Saint-Pol-de-Léon où nous trouvons une connexion Internet. Le gérant du cyber espace de la Communauté des Communes est super sympa: il retarde l'heure de fermeture de midi de son bureau et consulte notre site sur l'ordinateur à côté du notre. Il pousse une grande exclamation en voyant les nouvelles d'hier "Mais, c'est ma photo de Roscoff!". Notre webmaster Roland avait illustré notre rapport avec une photo du site officiel de la ville (qu'il avait d'ailleurs mis en lien) et c'était le jeune informaticien en face de nous qui l'avait réalisé! Morlaix, ville déjà plus importante, surplombée par un impressionnant pont de chemin de fer, avait déjà vu débarquer Gaëtane il y a plusiers années, du train cette fois, avec ses guides horizon, pour un camp spectacle itinérant. Elles marchaient devant un chariot baché, tiré par une jument de trait nommée Saturne. Aujourd'hui aussi nous montons pendant 20 km jusqu'au sommet des Monts d'Arrée, recouverts d'une superbe lande, puis redescendons jusque Huelgoat et son camping du Lac. Il est fermé sauf pour quelques travailleurs qui y logent depuis 4 ans, pour démanteler une proche centrale nucléaire. Nous sommes "irradieux" de pouvoir malgré tout y planter notre tente, gratuitement.
Voir aussi la rubrique gastronomie.
message envoyé lundi à 19h04
Hier soir nous embarquons sur le ferry, détrempés
par les rafales de pluie sur le court trajet entre la maison de
nos hôtes et le port de Plymouth. Une voix suave nous interdit
de monter sur le pont extérieur à cause des conditions
météorologiques adverses, et nous conseille de limiter
nos déplacements à bord du bateau.
Heureusement, nous nous sommes munis de nos matelas et sacs de couchage,
et nous nous installons comme des vrais routards sous un des escaliers.
La position couchée semble être la plus adéquate
pour amortir tangage et roulis; nous dormons
même honnêtement, malgré la circulation de certains
passagers malades.
Nous
débarquons à Roscoff
quand le jour gris se lève sur la baie encore un peu endormie.
La petite ville nous a tout de suite séduit, et munis de
croissants et pains au chocolat nous débarquons à
08h30 chez Annick, amie d'amis de notre Webmaster. C'est l'abondance
du petit déjeuner, puisque notre ravitaillement vient bien
sûr en double de ce qu'Annick avait prévu. Après
une douche bienfaitrice, nous nous battons à trois pour réintroduire
deux matelas dans leur housse qui a dû retrécir au
lavage.
Balade à pied en ville, déjeuner, sieste, promenade
en bord de mer avec les vagues qui s'écrasent contre les
rochers, messe dans la très bretonne cathédrale très
joliment restaurée il y deux ans, et d'après l'odeur
qui vent de la cuisine, artichaut local au menu de ce soir... La
douceur de vivre à la française nous sied assez bien!
Voir aussi la rubrique ornithologie.
message envoyé dimanche à 19h29 locales
Il pleut, il pleut bergère, mais heureusement nous sommes
de nouveau à l'intérieur pour un jour de repos, chez
John et Penny cette fois. Nettoyage des vélos, huilage des
chaînes, Monopoly avec Jane et Lucy, promenade le long de
la mer déchaînee (The Hooe) et les vieiles rues de
Plymouth où s'engouffrent le vent et la pluie.
Cela nous promet un plaisir certain pour notre traversée vers Roscoff, en Bretagne, avec le ferry de 23h30 ce soir...
Voir aussi les rubriques ornithologie
et gastronomie.