Juillet 2001


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Mercredi 1er août

les nouvelles du jour sont sur la page août !

notes du Webmaster:

  • Benoit et Gaetane roulent beaucoup cette semaine: ils m'envoient les infos plus tard, vers 21:00 ou après... elles sont donc sur le site pas avant 22:00

  • le compteur des vélos (3135 km) a dépassé mardi soir le compteur du site (3133 visiteurs) ! à vous tous de jouer pour gagner ce challenge !

  • les liens proposés (comme ci-dessous pour Soderkoping) ne fonctionnent pas toujours - je préfère les laisser car leur indisponibilité n'est parfois que temporaire.


Mardi 31 juillet (Segers-Gard Nord Vastervik km+133=3135)

message envoyé mardi à 21:11 pm

Elsy et Rune nous ont offert un petit-déjeuner idéal pour attaquer une longue journée venteuse. Nous arrivons vers 10h00 déjà à Söderkoping, jolie petite ville anciennement sur la mer, à présent traversée par un minuscule canal, encore emprunté par de splendides voiliers. Après cela, notre route s'inclinait vers le sud est et le vent devenait latéral, ou nous poussait même dans le dos... Un plaisir!

Journée faste, car nous observons un couple de grues cendrées, oiseaux assez symboliques pour nous car leur migration les mènera en novembre dans le sud-ouest de l'Espagne (Estremadure), où nous comptons bien les revoir.

A un moment, nous quittons le cykespåret pour gagner 20 km dont 15 face au vent. Nous nous engageons dans des routes minuscules, les champs tout dorés dans la lumière de fin d'après-midi, les granges rouges impressionnantes par leur taille et leur âge, les odeurs provençales et le bruit des grillons... Et, magnificat, nous retombons sur l'itinéraire officiel au point prévu!

Bon, pour fêter cette journée splendide, la plus longue aussi, on vous envoie quelques chiffres. D'ailleurs, le compteur vélo va bientôt dépasser le compteur visites... OK, certains sont en vacances, mais il y a bien un cyber-café dans le coin, non?

Voir aussi la rubrique ornithologie.


Lundi 30 juillet (Ö Husby, km+100=3002)

message envoyé lundi à 20:57 pm

Abrutissant, implacable, dangereux, brutal, pénible, fatigant, traître, adverse, pernicieux, impitoyable, agressif, puissant, félon, décourageant, frontal, impulsif, irrégulier, contraire...

Notre meilleur ennemi le vent ne nous a pas épargné aujourd'hui. De direction généralement opposée à notre route, il nous a harcelés, déséquilibrés, freinés sans répit. Sans lui et pour le même
effort, on ferait 25 à 40% de distance en plus. A part cela, la route est belle!

Ayant demandé de planter la tente juste à l'extérieur du jardin de l'église, nous nous voyons confiés à un fermier qui nous emmène chez lui et nous propose une hytte, au grand dam de Gaetane qui redoute les bêtes en tout genre...


Dimanche 29 juillet (Trosa, km+79=2902)

message envoyé dimanche à 21:25 pm

La principale église catholique de Stockholm a été construite il y a 20 ans et sa paroisse est très dynamique. Malgré les vacances l'assemblée était nombreuse; c'était un plaisir de chanter les psaumes à coté de Magnus, qui est une excellente
basse. Il nous a d'ailleurs offert un petit disque enregistré par leur ensemble baroque.

Nous avons fait nos adieux à Brigitte, 1000 mercis de nous avoir accueillis à bras ouverts, nous avoir si gentiment logés nourris blanchis, guidés dans la ville et alentours, et autres attentions.

En début d'après-midi, nous attaquons notre plus fameux défi: environ 900 km plein sud jusqu'à l'est d'Ystad, où nous avons rendez-vous dans une semaine avec la soeur de Gaëtane et sa famille. Autant dire qu'il y a peu de chance qu'on y arrive à la
seule force de nos mollets, mais qui sait?

Nous suivrons un itinéraire cyclable suédois, Cykelspåret (prononcez sukelspôrett), avec brochure et panneaux de signalisation à l'appui. Fini de rire, mes agneaux!

A propos de quadrupèdes, un élan suédois (après le norvégien et le finlandais) a traversé la route juste devant nous, dans un grand bruit de sabots sur le macadam, puis de branche cassée. Gaëtane commence à moins apprécié cette bête. Plus loin, une maman et son petit à la lisière d'un bois. Puis quelques chevreuils pour terminer le bestiaire.

21h00, après une sortie de Stockholm laborieuse mais une splendide deuxième moitié d'étape, nous arrivons rompus à Trosa, petite ville charmante avec maisons en bois croquignolettes. On va manger ici, sur la place de l'hôtel de ville, puis continuer pour planter notre tente.

Voir aussi les rubriques gastronomie et ornithologie.


Samedi 28 juillet (Stockholm)

message envoyé samedi à 19:53 pm

Levés dès potron minet, une matinée studieuse et logistique venait bien à point pour nous. Notre pneu arrière s'est usé beaucoup plus vite que l'avant et nous les avons donc échangés, entre autres travaux d'entretien saisonniers. Ensuite, Ben dût vaquer à divers devoirs informatiques comme traductions anglaises et envoi de photos digitales à notre Webmaster bien-aimé, Gaë du s'acquitter de diverses tâches ménagères comme lessive, rangement et nettoyage.

Soudain, des cris. Ayant effleuré à son insu un cactus de Birgit puis s'étant gratté la fesse (quelle idée!), Gaëtane se retrouvait hérissée de multiples petites épines que j'ai tenté tant bien que mal d'ôter avec la pince à épiler de mon canif. Une heure après, elle pût me rendre la pareille car une arrête de saumon s'était coincée tout au fond de mon palais, derrière une dent de sagesse. L'aventure, c'est l'aventure...

Vers 14h00, nous retrouvions Birgit à son travail, en train de descendre un drapeau en berne au jardin, car un patient venait de décéder. Elle travaille dans une maison de soins palliatifs de 11 lits, située dans un agréable quartier de l'est de Stockholm. L'ambiance ressemble plus à une résidence familiale qu'à un hôpital asseptisé, mais les patients sont très bien encadrés. Un jeune catholique a fondé ce projet il y a quelques années, lui-même était atteint du sida et mourrait peu après l'inauguration. Une dame âgée ne tarissait pas d'éloge à propos de la gentillesse du personnel et la qualité des soins; elle concluait joyeusement: "C'est l'endroit rêvé pour mourir en paix!"

Ensuite, flânerie dans la vieille ville que nous n'avions pas encore découverte. Nous vous écrivons depuis une terrasse au bord de l'eau, devant le verre de bière le plus cher de Suède. Notre séjour à Stockholm touche à sa fin; nous avons réservé un chouette resto pour marquer le coup ce soir.

Quelques mots de Brigitte:

Oui, il faut fêter dignement la fin de ce séjour si sympa. Je m'étais beaucoup réjouie d'accueillir Benoît et Gaëtane et je n'ai pas été décue. Joie de faire leur connaisance, d'apprendre à les connaître et de partager en profondeur. J'ai beaucoup aimé leur soif de rencontre et de découverte du pays, des habitants et de nos coutumes. Ce sont des hôtes très agréables et faciles. Si vous avez la possibilité de les accueillir vous passerez de bons moments.

Voir aussi les rubriques gastronomie et architecture.


Vendredi 27 juillet, Österbybruk et Lövstabruk.

message envoyé vendredi à 20:04 pm

De fiers wallons ont marqué l'histoire d'une région à 150 km au nord de Stockholm, l'Uppland i Vallonbruk: nous sommes aujourd'hui partis sur leurs traces.

Le fer était déjà exploité là-bas depuis le Moyen-Age, mais quand au 17è siècle le roi Gustav eut besoin d'armes et de rentrées financières pour le pays, il fallut passer à la vitesse supérieure. La région possédait toutes les ressources nécessaires: minerai de fer extrait dans des mines à ciel ouvert, forêts à perte de vue pour le charbon de bois, et rivières pour actionner les roues à aube et les marteaux. Manquaient l'expertise et une main d'oeuvre qualifiée.

Louis de Geer (1587-1652)Après un essai infructueux avec des Allemands, Louis de Geer, d'origine hollandaise, fit construire des forges aux normes wallones et attira en Suède 1300 forgerons wallons. Il leur offrait pour l'époque de nombreux avantages: bon travail, possibilité de retour après un an d'essai, liberté de culte (la majorité était calviniste), scolarité pour les enfants, une petite maison par famille, un bout d'étable et un potager.

Le dur labeur était rythmé par l'horloge qui se dresse au centre de chaque village des forges wallones: du dimanche soir au samedi midi, les hommes travaillaient 3 heures aux fourneaux, dormaient 3 heures dans le labby (dérivé de l'abri), et ainsi de suite durant toute la semaine, sans interruption... Les femmes s'occupaient des tâches domestiques, et leur apportaient la nourriture pendant les pauses.

Le fer ainsi produit avait excellente réputation et se vendait à l'époque deux fois plus cher que la concurrence, presque autant que l'or! Ce produit semi-fini en longue poutrelles était embarqué l'hiver sur des traîneaux jusqu'au port de Stockholm, puis transporté par bateau jusque Sheffield en Angleterre pour être transformé en moules, épées, etc. Les forges ont presque toutes cessé leurs activités vers 1910.

Ces villages du 17è et 18è, souvent très bien conservés avec la forge, les maisons ouvrières, le manoir du patron, l'église, le magasin central, constituent un patrimoine chargé d'histoire, dont les Suédois sont très fiers. Les wallons, eux, ont peut-être oublié cette époque glorieuse depuis longtemps...


Jeudi 26 juillet (Stockholm)

message envoyé jeudi à 19:33 pm

Nous avons passé aujourd'hui une journée culturelle en visitant deux musées.

Magnus, en congé de paternité pour s'occuper de sa petite fille Sofia, nous a d'abord conduit à Skansen, le plus ancien musée en plein air du monde. Il présente des maisons et des fermes du 18è et 19è siècles, avec des artisans au travail: souffleur de verre, boulanger, forgeron, etc.
photo prise hier mercredi 25 par B&G
De nombreux édifices ont été sauvés de l'abandon ou la démolition et remontés ici de toutes pièces, avec un soin remarquable. Petit exemple, l'appartement d'une famille ouvrière de 1890, d'une vingtaine de mètres carrés était habité par une douzaine de personnes; les lits étaient même sous-loués à des tiers, pour des périodes de 5 heures, afin de compléter les revenus familiaux.


L'après-midi, nous avons visité le fascinant musée Wasa, ce fameux bateau de guerre qui sombra à quelques encablures du chantier naval le jour de sa sortie inaugurale, en 1628. L'épave fut retouvée en 1951 et renflouée dix ans plus tard après des travaux impressionnants. Le nouveau musée qui l'abrite depuis 10 ans est passionnant, et l'on a pu découvrir un fier vaisseau comme La Licorne, de la quille au grand mat (le Chevalier de Haddocque n'y était donc pas attaché).

Nous avons reçu quelques nouvelles photos de Stockholm !


Mercredi 25 juillet [Suède] (Stockholm)

message envoyé mercredi à 18:15 pm

Nous débarquâmes ce matin à six heures et demi du ferry Isabella, après une nuit courte et néanmoins agréable dans une petite cabine intérieure fort bien aménagée. Notre cousine Birgit nous accueillit chaleureusement, puis Magnus, un ami et voisin,
surgit à vélo pour nous prêter escorte jusque dans leur quartier, Årsta, au sud de Stockholm.

Ce fût pour nous une joie d'arriver chez Birgit et un grand soulagement de retrouver la civilisation après les périls encourus pendant notre voyage. Nous petit-déjeunâmes fort sainement et vers neuf heures, profitant du temps splendide, nous quittâmes les lieux pour tenter une expédition dans l'archipel qui s'étend à l'ouest de la ville. Malgré la foule se pressant sur les quais pour grimper à bord des bateaux, nous pûmes nous procurer trois billets et nous levâmes l'ancre à dix heures.

Le trajet entre ces îles fût un enchantement; Benoît pût même converser avec un ornithologue américain nommé Scott. A quatorze heures, nous débarquâmes à Sandhamn, le Saint-Tropez de l'archipel de Stockholm. Cette petite île quasi-provençale nous offrit une promenade paisible suivie d'une baignade revigorante. Nous nous présentâmes fort à propos une heure avant l'horaire de retour du bateau, et peu avant dix-sept heures nous fûmes parmi les premiers passagers à élire une
place de choix sur le pont arrière. Je sortis alors mon fidèle Communicator pour vous retracer les événements de cette journée riche en découvertes.

Le saviez-vous? LE SYNDROME DE STOCKHOLM

Le 23 août 1973 à 10h15, un évadé de prison, Jen Erik Olsson tente de commettre un hold-up au Crédit Suédois de Stockholm. L'intervention des forces de l'ordre l'oblige à se retrancher dans la banque où il prend en otage quatre employés. Il obtient la libération de son compagnon de cellule, Clark Olofsson, qui vient immédiatement le rejoindre.

Les médias rapportent les surprenantes déclarations des personnes détenues: « nous avons pleinement confiance dans les deux bandits », « les voleurs nous protègent contre la police ». Six jours de négociation aboutissent finalement à la libération des otages au cours de laquelle ceux-ci s'interposeront entre leurs ravisseurs et les forces de l'ordre. Par la suite, ils refuseront de témoigner à charge lors du procès, contribueront à leur défense et iront leur rendre visite en prison. L'une des victimes, tombée amoureuse de Jan Erik Olsson, finira même par l'épouser.


Mardi 24 juillet [Finlande] (Turku, km+27=2817)

message envoyé mardi à 20:00 pm

Dag, vele groetjes van Gregory Lowette uit Tongeren. Finland is een geweldig fietsland, Archipellado met start in Turku is een aanrader.

Gregory nous a abordé grâce à notre drapeau belge, et nous prenons l'apéro avant de monter sur le ferry pour Stockholm. Nous avons passé une journée peinarde à Turku, lisant le long des quais, visitant le musée artisanal en plein air, flânant dans
une rue animée par un festival du Moyen Age, consultant Internet dans la splendide bibliothèque, etc.

Adieu Finlande, après une petite acclimatation, nous avons beacoup aimé tes belles étendues de forêt, de bocages et de champs, tes jolies petites villes côtières, le charme de Rauma la vieille, le jazz de Pori et l'animation de Turku. Tout cela compense bien les petites frustrations d'une mer qu'on ne voit jamais à cause des arbres, ou de certains campings catastrophiques.

Nous repartons donc très heureux de ce petit détour de l'autre coté du Golfe de Botnie.


Lundi 23 juillet (Turku, km+79=2791)

message envoyé lundi à 21:54 pm

"Comme j'ai dit à ta femme, chapeau!" me déclare Haggui, tunisien qui vit en Finlande depuis 8 ans, à propos de notre traversée d'Europe. Il travaille au magasin de vélos Pyörä Palvelu Berggren, où nous nous sommes arrêtés juste avant de rentrer dans Turku pour remplacer une vis perdue du clip d'une des chaussures de Gaëtane. Haggui nous a réglé cela à l'oeil, merci beaucoup !

Turku est sillonée par les cyclistes, leurs vélos sont parqués sur les trottoirs par dizaines. La piste cyclable qui mène à Ruissalo (île à l'ouest de Turku où se trouve le camping) est splendide. Nous nous arrêtons dans un champ pour ramasser, comme le font déjà une dizaine de personnes, les pois qui ont échappé à la récolte. On se croirait dans le magnifique film français qu'on avait vu avant notre départ, "Les glaneurs et la glaneuse". Les finlandais sont très friands de ces pois: ils sont vendus en ville dans des petites échoppes, puis croqués tout crus.

Le camping par contre est lamentable: genre immense usine, entretien zéro, sans parler des sanitaires ni de la prétendue cuisine... Enfin, c'est le premier camping aussi moche que l'on doit affronter.


Dimanche 22 juillet (Uusikaupunki, km+65=2710)

message envoyé dimanche à 19:27 pm

Nous nous sommes livrés ce matin à quelques activités dominicales: messe dans la belle église de la Sainte Croix, ballade dans le vieux Rauma, envoi de photos digitales depuis un cyber Café, approvisionnement dans un supermarché pour la fin de notre séjour finlandais.

Belle étape gentiment vallonée, avec toujours en forêt un superbe lichen blanc qui recouvre en partie le sol. Vers 19h00, arrêt apéro au port de plaisance de la petite ville côtiere Uusikaupunki: assis sur un banc au soleil, nous profitons d'une douce fin de journée au bord du chenal animé qui mène à la mer, avec de nombreux bâteaux amarrés aux quais et buveurs arrimés aux terrasses.

Nous repartons incessamment vers Turku chercher un endroit sympatique pour planter notre tente.

Surtout ne manquez pas les nouvelles photos ! (dont certaines - par exemple celle de la page d'accueil - ont été prises ce matin même).


Samedi 21 juillet (Rauma, km+48=2646)

message envoyé samedi à 18:34 pm

"Roma caput mundi", et Rauma est aujourd'hui pour nous la capitale du confort romantique. Nous avons quitté ce matin notre jardinet sous un ciel gris, pour rouler sur une très jolie route de campagne et forêt, qui nous mena jusque Rauma sans emprunter aucun grand axe.

Parlons romantisme: la vieille ville, avec son plan du Moyen-Age et ses maisons du 18è et 19è siècle, possède un charme fou; les ruelles torteuses, pavées ou cendrées, circulent entre les maisons en bois, toutes plus ravissantes les unes que les autres et très soignées par leurs habitants. La ville a été épargnée par les guerres et les incendies et représente ainsi l'ensemble urbanistique traditionnel le mieux préservé de Scandinavie. C'est d'ailleurs un patrimoine de l'Unesco.

Parlons confort: je vous écris depuis notre chambre d'hôtel, un entrepôt de 1937 converti en hôtel en 1982. L'extérieur a un look Art Déco asez surprenant aux portes de la vielle ville. Après un mois et demi essentiellement passé sous la tente, nous profitons d'autant plus de l'atmosphère de notre chambre, éclairée par deux fenêtres rondes. Autre grand plaisir, j'ai branché le petit écran sur MTV, j'aime de temps en temps des flashs de musique et de couleur.

Eh, à part cela, bonne Fête Nat aux petits belges!


Vendredi 20 juillet (Luvia, km+32=2598)

message envoyé vendredi à 19:17 pm

Ce matin à 06h30, nous nous levions au moment où les derniers festivaliers se couchaient, après que leur bouteille vide leur ait glissé des mains. Matti nous attendait effectivement à l'entrée du camping et nous sommes partis visiter les prairies humides, le delta de la rivière Køkemäenjaki, et le rivage de la mer, avec ses
roseaux et bancs de sable. Voir les observations ornithologiques dans la rubrique ad hoc. Merci, Matti!

Le ticket du camping nous donnait droit à un plongeon dans la piscine olympique extérieure, et un sauna commun (chez les hommes, jusqu'à une trentaine de personnes dans une grande cabine à 5 rangées de bancs...), très habituel avant que chaque maison finlandaise ou presque ne s'équipe d'un sauna particulier.

L'après-midi, nous avons tapé nos rapports à la même terrasse qu'hier; cette fois, un chanteur brésilien nous berçait au son de sa guitare avec quelques douces sambas.

Courte étape de fin de journée, sous la caresse du soleil, pour arriver via des petites routes à Luvia. Plusieurs pelouses semblent appartenir à la paroisse ou la commune, et nous préférons demander leur avis à quelques passants cyclistes. Mrs Leitinen et ses comparses nous désigne un charmant petit jardin où nous avos planté notre tente, avant de nous préparer des macaronis sauce bike8000.

Ce soir en Finlande, la vie est belle.

Voir aussi les rubriques gastronomie et ornithologie.


Pour ceux d'entre vous qui s'intéressent à l'informatique, un petit clin d'oeil (regardez attentivement le pingouin !) à Linus Torvalds, le créateur de Linux, qui est né (le 28 décembre 1969) et a étudié à Helsinki, tout près d'ici.

Il faut également noter que Linus Torvalds fait partie de cette minorité (environ 6%) de Finlandais qui parlent le Suédois. Aujourd'hui cependant il vit aux Etats-Unis.


Jeudi 19 juillet (Pori, km+77=2566)

message envoyé jeudi à 19:09 pm

Après une excellente étape, nous sommes arrivés à Pori en plein festival de jazz. La ville est en effervescence, il y a une ambiance d'enfer (http://www.porijazz.fi). C'est la 36ème édition, et l'événement phare de l'été semble-t-il. Nous écrivons attablés devant une bonne chope d'1/2 litre (Iso tuppi) et une boite de Pringles Pizza, fabriqués en Belgique à Mechelen, comme il se doit. On stage, Jimmie "Bluesman" Lawson USA, un Black américain contrebassiste vâchement cool.

Nous avons planté notre tente au camping de la ville, derrière la grande piscine municipale, dans des bois envahis par les festivaliers de tout poil.

De tout poil et de toute plume: demain matin à 07h00, nous avons RV avec Matti, ornithologue et bagueur, qui nous emmènera faire un petit tour des environs.

Je vous laisse, car je dois veiller sur Gaëtane, qui frappe dans les mains avec enthousiasme, et affirme que c'est son premier festival.


Mercredi 18 juillet (Merikarvia, km+79=2488)

message envoyé mercredi à 19:57 pm

Bonjour,

Mon nom est Communicator, le GSM Nokia de Benoît, mon maître. Quelle émotion d'être de retour au pays, en Finlande, la mère patrie qui m'a conçue en son sein.

Des lacs, des forêts à perte de vue, un paysage sans montagnes inutiles, une campagne authentique, voilà tout ce que j'aime, malgré que certains esprits chagrins puissent trouver cela monotone.

Mon maître m'énerve au superlatif, c'est un âne baté. Tous les jours avant 20h00, il me sort de mon étui (Go Sport, pas même Nokia) et me tapote, me chipote, me tripote. Insupportable, d'autant plus que je suis horriblement chatouilleux. Toutes les semaines, il m'enfonce une fiche bien placée pour recharger mes batteries. Un supplice.

Parlons-en de mes batteries: il est d'une telle maladresse qu'un jour, en voulant prendre quelque chose de sa sacoche de guidon (que son épouse et lui appellent stupidement binnezak), il me laisse tomber par terre et je me démets le dos. Paniqué, il veut me rallumer, mais évidemment je refuse tout service vu le mauvais traitement infligé. Livide, il imagine déjà son site Internet ruiné, avant de remarquer que la batterie est légèrement déboitée. Quand elle fût replacée, j'ai bien dû me résoudre à fonctionner de nouveau.

Bref, il me ballade partout, mais comme je reste enfermé la plupart du temps, je ne vois rien. Mais j'entends tout. Aujourd'hui, visite d'une charmante petite ville, escalade d'une haute tour d'observation ornithologique, tentative infructueuse de pêche, râlerie contre le mauvais temps, juron car un élan s'enfuit trop vite, j'en passe et des meilleures.

Mais soyons positifs et profitons de ces quelques jours dans mon pays natal sans trop penser à des maîtres épuisants. Je vous envoie mes ondes distinguées,

Communicator


Mardi 17 juillet, Kristiinankaupunki (en finnois),
Kristinestad (en suédois), km+89=2410

message envoyé mardi à 20:03 pm

Une petite pluie pendant notre dèj sous la tente nous a heureusement contraint à une grasse matinée jusque quasi 10 heures, ce qui n'était pas du luxe vu notre déconfiture de la veille.

Même sous le ciel gris, la campagne était jolie, avec des longs champs de foin parsemés de petites granges en bois, abandonnées aujourd'hui au profit des grands ballots enveloppés de plastique blanc. Nous traversons une région très agricole, avec également des curieux élevages de volaille et de renards gris (pour leur fourrure?), dans des cages séparées bien sûr, sous des hangars en bois tout étroits.

Quel plaisir que de circuler sur des petites routes cendrées, ou même sur un long chemin en gravier: quelques nids de poule nous enchantent par rapport au traffic d'un grand axe. Pas de bruit, pas de pollution, juste la nature, quelques fermes et
quelques maisons, et deux amoureux à vélo.

Nous sommes présentement dans un sympathique café-pizzeria à Kasko, la plus petite ville de Finlande, disent-ils (le Durbuy local, quoi), sur une île calme de la Baltique. Nous profitons de l'atmosphère chaleureuse (dehors il pleut à nouveau) et d'une bonne table avec des chaises, pour écrire ce rapport, plutôt que de le taper plié en quatre sous la tente.

Ensuite, encore une vingtaine de kil (comme disent les suisses francophones) nous mèneront à Kristinestad. A propos d'idiomes, savez-vous que cette région est bilingue, 75% finnophone et 25% suédophone? Ce site est vachement instructif !

La Finlande est une république, qui est devenue membre de l'Union européenne en 1995. Sa population actuelle atteint 5,2 millions d'habitants et la capitale Helsinki a une population de 546 000. La Finlande est une économie industrielle développée: la métallurgie, l'ingénierie et les industries électroniques représentent 50% de ses recettes à l'exportation; les produits de l'industrie forestière en génèrent 30%.

On dit que la Finlande est la nation la plus "en-ligne" du monde - le nombre de téléphones mobiles et de raccordements à Internet par habitant y est plus élevé que dans aucun autre pays.

Les forêts couvrent, approximativement, trois quarts de la superficie du pays, au total de 338.000 km². Les autres éléments originaux du paysage finlandais sont constitués par quelques 190.000 lacs et leurs îles. L'archipel principal et les Iles d'Åland sont situés au large du littoral au sud-ouest du pays, tandis que la principale région lacustre, centrée sur le lac Saimaa, est située à l'est.

Pour tout savoir sur la Finlande, cliquez ici !


Lundi 16 juillet [Finlande] (Korsnas, km+50=2320)

message envoyé lundi à 19:41 pm

La Finlande nous a apporté un solide coup de flemme. Il faut dire que nous avons débarqué du ferry (cher et clinquant, casino, tax free, vidéo et tutti quanti: déprimant) à minuit et demi, soit 01h30 pour la Finlande qui est une heure en avance. Le temps de se rendre au camping et de monter la tente, il était 02h30 quand nous nous glissions dans nos sacs de couchage.

Point positif ce matin pour Benoit: un rapide sauna, le premier que nous trouvons dans un camping. Dans le centre de Vaasa, les librairies n'ont ni guide touristique style Lonely Planet, ni guide ornithologique "Where to watch birds". On aurait dû mieux s'organiser depuis la Belgique... L'ornithologue dont on nous avait donné le numéro de téléphone n'était pas disponible, et nous a refilé un autre numéro qui s'avèra être faux.

Bref, on s'en va, la route, pourtant itinéraire cyclable finlandais et d'Eurovelo, n'est pas géniale à cause du traffic, et nous nous décidons à la quitter pour rouler sur des petites routes de campagne, non-asphaltées en grande partie, et beaucoup plus agréables (nous avons pour la Finlande des cartes au 1/200.000).

Dans une maison où nous demandions de l'eau, un homme nous offre gentiment des tomates. Nous plantons notre tente dans une clairière au bord d'un champ très fréquenté par les moustiques! Le réseau est très faible, on verra si le message passe...


Dimanche 15 juillet [Suède] (Holmsund, km+31=2270)

note du webmaster: Holmsund se situe tout à la pointe d'une presqu'île, au Sud-Est de Umea, et est le point de départ des ferries pour la Finlande (4 heures de traversée jusqu'à Vaasa) - il leur était donc impossible de continuer plus loin à vélo aujourd'hui (voir la carte) !

message envoyé dimanche à 19:55 pm

Aujourd'hui nous requérons l'aide d'un poète pour nous dire si ce sonnet est proprement équilibré:

J'ai ouï en ce jour le beau conte étonnant
De la Gaët et du Ben et leurs vélocipèdes
Qui s'apprêtent déjà à quitter la Suède,
Lors de leur traversée de notre continent.

Ils avaient ce matin à la messe assisté:
Le Church Coffee bien sûr avait tout pour leur plaire;
Français, anglais, flamand, espagnol ils parlèrent,
La paroisse était riche en nationalités.

Bien que nos deux compères, joyeux et plein d'entrain,
Jusqu'ici ne connurent que peu d'adversité,
A rude épreuve ils mettent mollets et arrière-trains.

Heureusement qu'ils ont dans leur jeu plus d'une carte...
En guise de morale, je pourrais les citer:
"Cap Nord à Gibraltar, ce n'est pas de la tarte!"


Samedi 14 juillet (Umea)

message envoyé samedi à 19:32 pm

Cette journée de repos et d'activités logistiques n'a entraîné aucun événement majeur à vous signaler, contentons-nous donc des quelques communications pratiques:

  • les dessins d'enfants sur le thème "Grand Nord et Soleil de Minuit" sont toujours attendus jusque fin juillet, selon le sympathique règlement du concours disponible en lien depuis la page d'accueil, ou le 21 juin dans le carnet de route. Nous serons si heureux d'admirer sur le site les oeuvres de vos enfants, petits-enfants, neveux et nièces, petit frère ou petite soeur...

  • l'écart entre le compteur de visites du site et le compteur de km de nos vélos s'amenuise dangereusement. Si nous vous rattrappons, vous aurez un gage. Par exemple, nous offrir chacun un verre ou un resto à notre retour, nous inviter au cinéma... Si nous ne vous rattrappons pas, nous vous offrirons à
    tous un verre, promis.

  • le seuil des 2000 km ayant été largement dépassé, nous suggérons aux généreux parrains d'éventuellement verser le quart de la somme promise à l'association bénéficiaire de leur choix (voir chapitre solidarité/concrètement). Attention, pour Aprobenir seuls les versements de plus de 1000 BEF permettent l'attestation fiscale. Nous remercions ausi les parrains téméraires qui ont déjà versé la somme complète avant même notre départ.

    note du webmaster: beaucoup de parrains ont déjà versé la totalité de la somme sans attendre les 8000 km. Nous les en remercions vivement.

Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons un joyeux dimanche.


Vendredi 13 juillet (Umea, km+109=2235)

message envoyé vendredi à 21:41 pm

Le "Mosquito Raid" se termine ce soir à 21h00, à l'abri d'un orage, sous la tente que nous avons plantée aux abords d'un cimetière, après avoir vainement recherché un camping mal indiqué. Nous sommes heureux d'être arrivés au terme d'une étape ensoleillée, avec un fort vent de face.

Nous avons pique-niqué à la double église de Vindeln, une ancienne (18ème siècle) et une récente (début 20ème), toutes deux encore en service. On nous propose un "Church Coffee", organisé de 14h00 à 15h00 pendant 2 semaines de portes ouvertes. Nous ne nous faisons pas prier, bien évidemment. Une charmante jeune fille (qui nous faisait un peu penser à notre princesse Mathilde) et deux dames plus âgées nous présentent thé, café, pâtisserie maison, biscuits sablés... Des paquets de véritable "Kirke Kaffe", sorte de produit "made in dignity" était d'ailleurs en vente. Excellente pause donc, vivent les églises scandinaves.

Demain, nous restons à Umea, où nous tenterons de contacter Stefan, un ami prêtre de notre cousine stockholmoise (?) Brigitte.

le quiz du jour (histoire d'Å): Philippe Franck nous envoie une nouvelle photo de Benoit - le webmaster laisse les 3 lettres noircies à votre meilleure imagination !


Jeudi 12 juillet (Ámsele, km+91=2126)

message envoyé jeudi à 20:03 pm

Camarades,

Le "Mosquito Raid", usurpation infâmante du nom de notre peuple, touche à sa fin. C'est le moment de porter l'estocade finale à l'ennemi, déjà affaibli par nos attaques perpétuelles.

Avant hier soir, nous étions une bonne centaine sous l'auvent de leur tente, dont une majorité prête à intervenir, sur la moustiquaire. Nous devons améliorer notre tactique de pénétration de leur abri, chaque fois qu'ils effectuent une sortie. Renforçons nos troupes à leur porte.

La nuit dernière, une douzaine d'entre nous se sont infiltrés au compte goutte dans leur hytte, via une moustiquaire défaillante. Cette tactique de harcèlement continu est très payante sur les plans physique et psychologique: grâce à votre ténacité, l'ennemi a passé une nuit épouvantable.

Je demande enfin le renfort de nos forces alliées: puces, guêpes, fourmis, mouches, bourdons et autres cousins. Insectes du Lappland et du Västerbotten, unissons-nous pour piquer, darder, mordre, sauter, harceler, vrombir et bourdonner. Faisons payer par le sang la témérité et l'impudence de notre ennemi.


Mercredi 11 juillet (Vindelgransele, km+103=2035)

message envoyé mercredi à 20:10 pm

Le "Mosquito Raid" continue à travers la taiga, dans le vent et les averses. Aujourd'hui fût la journée des rencontres suédoises.

Cette après-midi d'abord, nous nous arrêtons pour prendre en photo une belle maison traditionnelle, dans le cadre du reportage que nous réalisons pour notre sponsor Assar.

Comme je demandais la date de construction à ses occuppants, ils me désignent un couple plus âgé qui s'avère être les anciens propriétaires. Elle était la petite fille de celui qui avait fait bâtir la maison en 1890. La conversation se poursuivit en espagnol quand nous réalisons que son mari est catalan d'origine, ayant fuit à l'époque le régime de Franco pour s'installer en Suède. Ils vivent maintenant à Stockholm, et reviennent passer l'été dans ce coin retiré de Laponie.

Après avoir dépassé notre objectif des 100 km, nous traversons une large rivière pour trouver un campement. L'auberge de jeunesse est fermée, mais un villageois nous propose de planter notre tente dans son champ. Comme la pluie se déchaîne à nouveau, il se ravise et nous invite à passer la nuit dans une petite hytte tout à fait sympathique. Nous prenons l'apéro avec notre hôte très en verve, qui nous avoue dans un mélange de suédois et d'anglais qu'il est parfaitement saoûl. La précison était inutile, et c'est à la fois très touchés par son hospitalité et un peu sur nos gardes que nous rejoignons nos quartiers.


Mardi 10 juillet (route de Sorsele, km+110=1932)

message envoyé mercredi à 11:35 am

Le "Mosquito Raid" bat son plein, avec une longue étape copieusement arrosée par des pluies d'orages torrentielles. Curieusement, cela ne nous a pas découragé le moins du monde; les paysages de lacs et de forêts sont d'une beauté sauvage et fascinante.

C'est donc en pleine Laponie (province suédoise de Lappland) que nous installons notre tente pour la nuit, sur une aire de parking démesurée par rapport à la fréquentation de la route (3 ou 4 voitures par heure), tout près des cabines WC. Personne ne rit, un raid est un raid.

A certains endroits, les moustiques sont très agressifs et attaquent même lorsque l'on roule à moins de 15 km/h. Peu pratique, car en montée on est systématiquement en-dessous de cette vitesse. Quand on est arrêté, une solution partielle est de se vêtir de pied en cap, et de s'enduire de Muggenmelk la tête, les mains et les chevilles (ces 12 milliards de salopards adorent piquer à travers les chaussettes).

Pas de réseau ce soir, mais votre serviteur vous tape quand même un rapport, enfermé dans la spacieuse toilette pour handicapés du parking désert.

Voir aussi la rubrique gastronomie.


Lundi 09 juillet (Tärnaby, km+11=1822)

message envoyé lundi à 07:45 pm

Repos, lessive et pêche en eaux vives, tel fût le programme d'aujourd'hui au camping *** de Tärnaby.

Les hôtes peuvent profiter de 3 km de riviere pour exercer leurs talents, et votre fine équipe en a profité pour ramener un beau poisson de 540 g, "Sik" en suédois. Gaëtane a cru coincer l'hameçon et la cuillère à une quelconque roche, j'ai bondi pour
redonner du mou et filer en aval afin de libérer la ligne, qui s'avérait ramener ce bel exemplaire de piscidé.

Hier soir à 19h00, comme tous les dimanches de juillet et août, le jeune pasteur de Tärnaby célébrait un office au camping, d'abord en plein air, puis aux premières gouttes de pluie, dans une grande cabane en bois. Avec le feu dans l'âtre, les chants et les accords guitare,nous nous retrouvions à la bonne époque des veillées scoute et guide... Lui est allemand d'origine, a postulé voici 7 ans pour exercer sa fonction en Suède et vit depuis dans cette paroisse. Sa fiancée, suisse et diacre, était également présente, ils se marient samedi prochain. Félicitations!

Demain, c'est promis, on attaque le "Mosquito Raid" pour de bon: cela va chauffer.

Voir aussi la rubrique ornithologie.


Dimanche 8 juillet [Suède] (Tarnaby, km+87=1811)

message envoyé dimanche à 05:43 pm

Jésus mon ami, Dieu du ciel, Seigneur tout puissant, on nous a dit que tu étais le Maître de l'Univers, le GO en chef, le DJ Suprême, le Président du CA, que c'était toi qui contrôlais le tableau de bord, que tu avais la clé de la boîte à fusibles, etc.

Bon, eh bien nous avons une requête spéciale: ici, il fait clair tout le temps, jour et nuit; au début, c'est sympa, exotique et tout cela, mais petit à petit, cela fatigue un peu. Alors, nous voudrions simplement que tu éteignes la lumière de 22h00 à 06h00, qu'on en profite pour dormir un coup.

Quoi? On nous a mal renseignés sur tes titres et fonctions, tu ne peux pas nous arranger cela? Flûte alors, grosse déception ici-bas. Que dis-tu? Cela va se régler naturellement au fur et à mesure que l'on descend vers le sud? Cela, c'est une bonne nouvelle. Comment? Nous devrions déjà avoir quelques minutes de pénombre depuis que nous sommes passés en-dessous du cercle arctique? Impeccable tout cela.

Bon, eh bien merci pour les renseignements, tu es un Père pour nous. On t'embrasse, et à +.


Samedi 7 juillet [Norvège] (Umbukta, km+49=1724)

message envoyé samedi à 08:16 pm

Adieu Norvège, tu nous as enchantés avec ton Cap, tes fjords, tes rennes, tes oiseaux nordiques, tes invitations à la découverte ou aux rencontres.

Après un arrêt mi-figue mi-raisin à Mo I Rana (Auberge de Jeunesse fermée, campings éloignés ou horribles, pas de wasserette, pas moyen de pêcher, mais splendides Coop et Rema 1000, nos supermarchés préférés).

Adieu Daniel, nous avons passé deux excellentes journées à trois, bon retour en Allemagne via la côte norvégienne !

Chère Norvège, tu nous offres un dernier bivouac grandiose, un très large col à environ 600 m d'altitude, avec quelques bouleaux rabougris sur la lande, avec vue sur un lac et au loin, les glaciers de Svartisen.

Demain, bonjour Suède, avec une traversée Atlantique-Baltique de plus de 500 km jusque Umea, à travers forêts, lacs et moustiques... Eh oui, ils seront là et bien là, on nous a prévenu que la trève relative serait définitivement rompue. Nous ferons de longues étapes, avec arrêts pique-nique rapidissimes, montage de tente éclair et calfeutrage intégral. Nous sommes lourdement chargés de provisions pour la circonstance. Nous n'aurons peut-être plus de réseau.

Cette traversée périlleuse s'appelle pour nous le "Mosquito Raid".

Le trajet déjà parcouru a été mis à jour - en vert - sur la carte globale
(patience: il y a 225 KB à charger). Voir également la rubrique gastronomie.


Vendredi 6 juillet (Mo I Rana, km+84=1674)

message envoyé vendredi à 07:51 pm

linaigretteAlléluia, le soleil est revenu aujourd'hui après 10 jours de temps moyen ou très mauvais. C'est comme une résurrection de pouvoir rouler en T-Shirt, profiter pleinement des paysages, fjords et montagnes éclatants.

Splendide étape donc, toujours avec Daniel, qui comme nous doit se réapprovisioner demain à Mo I Rana, retirer de l'argent, etc.

Nous avons planté nos tentes sur une jolie plaine couverte de linaigrettes, vous savez, ces petites plantes avec un pompon blanc comme de la ouate. C'est cela qu'on préfère.


Jeudi 5 juillet (Andersund, km+52=1590)

message envoyé jeudi à 07:06 pm
(Andersund se situe 15 km au sud de Kilboghamn)

Hi, here is Daniel and I met G and B this morning again ! I was just on the way to the ferry of Føroy, when I saw them on the road - what a great moment on that morning in the rain !!!

For me it is simply fantastic, how close are our voyages in the last month. Tomorrow, it is exactly one month ago, that we met us on Nordkapp ! Since that date, I am looking on their web page every time, I can get in the internet. But the best thing is for me every time, when I meet other bikers and they also met G and B already - it is like we get a little family in that summer here in Norway !

First time was directly when I left Nordkapp and met the man from Sweden, how met G and B in the morning ! Second time some weeks later, because I met only one biker on Nordkinn from Finland, was when I met one man from Germany on
Vesteralen, who heared about Bike8000 from that guy from Sweden - he met him near Namsos and the swedish guy showed him the visit card !

Unfortunately, the library in Sortland was closed on Wednesday evening, so I asked in the tourist information about using the internet, because I would like to see, if I got a message from G and B and when I told the young man, why it is so important for me, he asked me if they are cycling to Gibraltar - sure, but why he knewed it ? The solution is, that his mother is working in the library and got a card about Bike8000 from them !

And than, last Saturday, I met the man from Switzerland in Svolvaer, who was sleeping with G and B in Nusfjord ! So for me it is every time great to here about them from other bikers - like a family !!!

An other funny situation - when I was sitting in Sortland in the library on Friday morning, it was the first computer on my trip which already "knows" the address of their page. I just was writing "www.b" and the computer knows the full name bike8000 - great !!!

Right know, I'm simply happy to sit here with G and B on the ferry, crossing the arctic circle, and will spend with them some time ! I think that I will pass our next "crossing point" in Germany some weeks before them, but it is simply wonderful to see them a second time on my voyage !!!

Bye, Daniel


Mercredi 4 juillet (Føroy, km+53=1538)

message envoyé mercredi à 07:33 pm

(note du webmaster: certains compte-rendus, bien qu'envoyés comme prévu avant 20:00 le soir, me parviennent seulement le lendemain matin après quelques détours dans les méandres de l'internet - c'est pourquoi je ne suis pas systématiquement en mesure de publier les nouvelles le soir-même)

Pour nous consoler du temps infect, passons plutôt à une joyeuse mise en scène.

Nous avions oublié de vous relater l'ambiance de la petite Auberge de Jeunesse sur l'Ile de Vaerøy battue par les vents: nous avions la nette impression de vivre un roman d'Agatha Christie. Nous vous introduisons donc les personnages, tous bien réels; seuls certains noms sont fictifs.

Miss Smith, la soixantaine alerte, voyage seule avec son sac à dos. Dans son bel accent de Newcastle, elle clame bien haut et répète à qui veut l'entendre (aux autres aussi) les horaires des ferries qui doivent la ramener chez elle dans les jours qui viennent.

Herr und Frau Zweig, un couple de Berlin-Est , parlent difficilement anglais mais sont fort bien intégrés à la vie de l'auberge. Lui aime cuisiner (son cabillaud au beurre est
excellent), elle aime passer du temps dans la salle de douche, tous deux aiment la randonnée à pied.

Olav Andersen, pêcheur barbu d'Oslo, porte un pull norvégien et un jeans tombant, particularité très visible lorsqu'il se baisse, pour assomer un poisson sorti de l'eau, par exemple. Sa barbe recouvre entièrement ses pommettes, autre caractéristique peu commune.

Isabelle (petite et dynamique) et Bruno (longues mèches et barbe de 5 jours), après respectivement une et deux années d'enseignement à Oslo, elle en anglais au Lycée allemand, lui en histoire et géographie au Lycée français, terminent leur séjour norvégien par des vacances dans le Nord, avant de rejoindre la France pour la rentrée des classes.

Hans Olgersen, patron de l'AJ, affiche un air mi-bonhomme mi-redoutable et porte belle moustache à la Viking. Il passe plusieurs fois par jour à l'auberge, et se rend en camionnette au débarcadère à l'arrivée de chaque ferry. Ventre rebondi, trait morphologique partagé avec l'homme d'Oslo.

Gaëtane et Benoît Verbruggen, curieux couple de Belges dans la petite trentaine, traversent l'Europe à vélo du Cap Nord à Gibraltar en 6 mois. Fort agités à propos d'un certain site Internet. Elle semble maitriser de nombreux sujets gastronomiques, lui paraît s'enthousiasmer pour des observations ornithologiques.

Le décor est posé. Qui sera la première victime? Qui sera l'assassin? Vos réponses sur 3615 code bike8000.

Voir aussi la rubrique gastronomie.


Mardi 3 juillet (Mevik, km+68=1485)

message envoyé mardi à 09:27 pm
(Mevik se situe 20 km au nord d'Ørnes)

04h00: la pluie commence
08h00: drache nationale, réveil et petit dèj dans la tente
09h00: crachin, lecture dans la tente
10h00: il douche, discussion dans la tente
11h00: hallebardes, sieste dans la tente
12h00: accalmie relative, on lève le camp
15h00: averses et vent, on avance quand même
16h30: temps bouché, chute de moral
17h00: chocolat chaud dans une mignonne cafette au bord de route
19h30: Daniel doit appeler, j'allume le Nokia
20h00: Daniel n'a pas appelé, je coupe le Nokia
21h00: vilaine bruine, on se rue dans une hytte


Surtout ne manquez pas les nouvelles photos !


Lundi 2 juillet (Sud Salstraumen, km+42=1417)

message envoyé lundi à 07:48 pm

Dure dure la reprise continentale, surtout quand on a dormi 2 ou 3 heures seulement couché sur la banquette d'un ferry, que le temps en débarquant vers 5 heures du mat est maussade, etc.

Ce matin tôt, nous avons laissé nos vélos à l'embranchement de la route 17 qui file vers le sud le long de la côte, pour aller en bus à Fauske réceptionner un courrier à la poste restante, faire des achats et consulter bike8000 ainsi que hotmail (moins connu). Nous avons donc changé notre itinéraire selon les conseils de Julien le Genévois, et nous ne mettrons le cap sur la Suède qu'après Mo I Rana.

Après un solide grain avec méchant vent de face, nous avons vu un camping affreux à Salstraumen, célèbre pour son passage étroit entre mer et fjord, où les eaux s'engouffrent avec violence et tourbillons lors de chaque marée montante ou descendante.

Nous prenons notre courage à deux mains pour continuer un peu et sommes récompensés par un très bel endroit de bivouac, près d'un fjord et d'un pont fort fréquenté par les pêcheurs. Un suédois nous révèle ses secrets pour la pêche à la truite dans les rivières de son pays. Un splendide pygargue glisse au-dessus de nos têtes.


Dimanche 1er juillet (Vaerøy, km+27=1375)

message envoyé dimanche à 11:42 pm

Ce matin, nous sommes allés à la messe à l'église de Varøy. Une chorale d'hommes a soutenu la cérémonie par un petit concert, et nous semble-t-il, l'a cloturée par un vigoureux chant de marins! Le jeune prêtre et la très sympathique assemblée ont voulu nous retenir pour un Church Coffee. Nous y rencontrons un professeur qui avait enseigné là 11 ans avant de rejoindre son île natale près de Bergen. Avec un certain regret nous devons cepandant les anbandonner, ainsi qu'un magnifique buffet de patisseries, pour rejoindre nos amis Isabelle et Bruno.

Kabelvåg Lofoten, dimanche 24 juin
Cet après-midi en effet, nous sommes partis en expédition vers Mostad, un village de l'île de Vaerøy abandonné en 1974 par le dernier habitant. Il y a 50 ans, le village comptait 150 âmes, une école, mais une rade plutot qu'un port, où l'on tractait les bateaux à terre. Lorsque les moteurs sont apparus, l'adaptation à la modernité n'était plus possible et le village péréclita.

A côté de la pêche à la morue, la grande spécialité des habitants de Mostad, entourés par falaises et montagnes de 400 m couvertes d'oiseaux marins, était le prélèvement d'oeufs au printemps (les plus gros, enterrés dans du sable fin, se conservaient jusqu'à l'automne), et surtout, la capture de macareux moines dont ils faisaient du lard et de la viande salée, à préparer en tonneaux avant l'hiver. Scandaleux pour un ornithologue? Pas spécialement, ils capturaient ce dont ils avaient besoin (parfois pour suvivre l'hiver) et sans mettre en danger l'équilibre de ces colonies d'oiseaux.

Pour se rendre là-bas, nous avions d'abord une dizaine de kilomètres à vélo sur une magnifique petite route, puis deux bonnes heures de marche le long de la mer, dans des pierriers, sur un sentier parfois vertigineux. Une incursion au pied d'une falaise nous a permis d'observer un ballet ornithologique splendidement chorégraphié.

L'arrivée à Mostad fut très belle et un peu nostalgique à la vue de toutes ces traces du passé, dont un magnifique chemin soutenu par des murs de pierres lorsqu'il passait à pic au-desus de l'eau. Un chemin séculaire qui nous faisait penser à la calade de La Viale, dans les Cévennes. Au retour, les phoques étaient encore plus nombreux à nous saluer de loin, avec juste leur tête qui dépasse de l'eau, parfois un dos, une queue ou des nageoires. Le brouillard tombe.

Nous prenons cette nuit le ferry à minuit et quart, direction Bodo. Arrivée prévue à 05h30, excellente heure pour reprendre la route intensivement après une semaine de semi-farniente.

Voir aussi la rubrique ornithologie.


Samedi 30 juin (île de Vaerøy, km+9=1348)

message envoyé samedi à 07:55 pm

Coucou, c'est Gaëtane! Benoît étant occupé à des tâches domestiques urgentes (nettoyer le cabillaud pêché par mes soins avant d'aller le manger avec Isabelle et Bruno dans leur rorbu), je me charge de l'update journalier.

Ce matin, nous avons pris le ferry de Moskenes vers Vaeroy: deux heures de traversée sur une mer plutôt agitée, de quoi vous retourner l'estomac. Arrivés à l'auberge de jeunesse, nous vons rencontré Isabelle et Bruno, Français travaillant à Oslo. Nous sommes attendus incessamment après une partie de pêche particulièrement venteuse: nos appétits sont grand ouverts!