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message envoyé jeudi à 19:09 pm
Après une excellente étape, nous sommes arrivés
à Pori en plein festival de jazz. La ville est en effervescence,
il y a une ambiance d'enfer (http://www.porijazz.fi).
C'est la 36ème édition, et l'événement
phare de l'été semble-t-il. Nous écrivons attablés
devant une bonne chope d'1/2 litre (Iso tuppi) et une boite de Pringles
Pizza, fabriqués en Belgique à Mechelen, comme il
se doit. On stage, Jimmie "Bluesman" Lawson USA, un Black
américain contrebassiste vâchement cool.
Nous avons planté notre tente au camping de la ville, derrière la grande piscine municipale, dans des bois envahis par les festivaliers de tout poil.
De tout poil et de toute plume: demain matin à 07h00, nous avons RV avec Matti, ornithologue et bagueur, qui nous emmènera faire un petit tour des environs.
Je vous laisse, car je dois veiller sur Gaëtane, qui frappe dans les mains avec enthousiasme, et affirme que c'est son premier festival.
message envoyé mercredi à 19:57 pm
Bonjour,
Mon nom est Communicator, le GSM Nokia de Benoît, mon maître. Quelle émotion d'être de retour au pays, en Finlande, la mère patrie qui m'a conçue en son sein.
Des lacs, des forêts à perte de vue, un paysage sans montagnes inutiles, une campagne authentique, voilà tout ce que j'aime, malgré que certains esprits chagrins puissent trouver cela monotone.
Mon maître m'énerve au superlatif, c'est un âne
baté. Tous les jours avant 20h00, il me sort de mon étui
(Go Sport, pas même Nokia) et me tapote, me chipote, me tripote.
Insupportable, d'autant plus que je suis horriblement chatouilleux.
Toutes les semaines, il m'enfonce une fiche bien placée pour
recharger mes batteries. Un supplice.
![]() |
Parlons-en de mes batteries: il est d'une telle maladresse qu'un jour, en voulant prendre quelque chose de sa sacoche de guidon (que son épouse et lui appellent stupidement binnezak), il me laisse tomber par terre et je me démets le dos. Paniqué, il veut me rallumer, mais évidemment je refuse tout service vu le mauvais traitement infligé. Livide, il imagine déjà son site Internet ruiné, avant de remarquer que la batterie est légèrement déboitée. Quand elle fût replacée, j'ai bien dû me résoudre à fonctionner de nouveau.
Bref, il me ballade partout, mais comme je reste enfermé la plupart du temps, je ne vois rien. Mais j'entends tout. Aujourd'hui, visite d'une charmante petite ville, escalade d'une haute tour d'observation ornithologique, tentative infructueuse de pêche, râlerie contre le mauvais temps, juron car un élan s'enfuit trop vite, j'en passe et des meilleures.
Mais soyons positifs et profitons de ces quelques jours dans mon pays natal sans trop penser à des maîtres épuisants. Je vous envoie mes ondes distinguées,
Communicator
message envoyé mardi à 20:03 pm
Une petite pluie pendant notre dèj sous la tente nous
a heureusement contraint à une grasse matinée jusque
quasi 10 heures, ce qui n'était pas du luxe vu notre déconfiture
de la veille.
Même sous le ciel gris, la campagne était jolie, avec des longs champs de foin parsemés de petites granges en bois, abandonnées aujourd'hui au profit des grands ballots enveloppés de plastique blanc. Nous traversons une région très agricole, avec également des curieux élevages de volaille et de renards gris (pour leur fourrure?), dans des cages séparées bien sûr, sous des hangars en bois tout étroits.
Quel plaisir que de circuler sur des petites routes cendrées,
ou même sur un long chemin en gravier: quelques nids de poule
nous enchantent par rapport au traffic d'un grand axe. Pas de bruit,
pas de pollution, juste la nature, quelques fermes et
quelques maisons, et deux amoureux à vélo.
Nous sommes présentement dans un sympathique café-pizzeria à Kasko, la plus petite ville de Finlande, disent-ils (le Durbuy local, quoi), sur une île calme de la Baltique. Nous profitons de l'atmosphère chaleureuse (dehors il pleut à nouveau) et d'une bonne table avec des chaises, pour écrire ce rapport, plutôt que de le taper plié en quatre sous la tente.
Ensuite, encore une vingtaine de kil (comme disent les suisses francophones) nous mèneront à Kristinestad. A propos d'idiomes, savez-vous que cette région est bilingue, 75% finnophone et 25% suédophone? Ce site est vachement instructif !
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La Finlande est une république,
qui est devenue membre de l'Union européenne en 1995.
Sa population actuelle atteint 5,2 millions d'habitants et
la capitale Helsinki a une population de 546 000. La Finlande
est une économie industrielle développée:
la métallurgie, l'ingénierie et les industries
électroniques représentent 50% de ses recettes
à l'exportation; les produits de l'industrie forestière
en génèrent 30%.
On dit que la Finlande est la nation la plus "en-ligne" du monde - le nombre de téléphones mobiles et de raccordements à Internet par habitant y est plus élevé que dans aucun autre pays. Les forêts couvrent, approximativement, trois quarts de la superficie du pays, au total de 338.000 km². Les autres éléments originaux du paysage finlandais sont constitués par quelques 190.000 lacs et leurs îles. L'archipel principal et les Iles d'Åland sont situés au large du littoral au sud-ouest du pays, tandis que la principale région lacustre, centrée sur le lac Saimaa, est située à l'est. Pour tout savoir sur la Finlande, cliquez ici ! |
message envoyé lundi à 19:41 pm
La Finlande nous a apporté un solide coup de flemme. Il
faut dire que nous avons débarqué du ferry (cher et
clinquant, casino, tax free, vidéo et tutti quanti: déprimant)
à minuit et demi, soit 01h30 pour la Finlande qui est une
heure en avance. Le temps de se rendre au camping et de monter la
tente, il était 02h30 quand nous nous glissions dans nos
sacs de couchage.
Point positif ce matin pour Benoit: un rapide sauna, le premier que nous trouvons dans un camping. Dans le centre de Vaasa, les librairies n'ont ni guide touristique style Lonely Planet, ni guide ornithologique "Where to watch birds". On aurait dû mieux s'organiser depuis la Belgique... L'ornithologue dont on nous avait donné le numéro de téléphone n'était pas disponible, et nous a refilé un autre numéro qui s'avèra être faux.
Bref, on s'en va, la route, pourtant itinéraire cyclable finlandais et d'Eurovelo, n'est pas géniale à cause du traffic, et nous nous décidons à la quitter pour rouler sur des petites routes de campagne, non-asphaltées en grande partie, et beaucoup plus agréables (nous avons pour la Finlande des cartes au 1/200.000).
Dans une maison où nous demandions de l'eau, un homme nous offre gentiment des tomates. Nous plantons notre tente dans une clairière au bord d'un champ très fréquenté par les moustiques! Le réseau est très faible, on verra si le message passe...
note du webmaster: Holmsund se situe tout à la pointe
d'une presqu'île, au Sud-Est de Umea, et est le point de départ
des ferries pour la Finlande (4 heures de traversée jusqu'à
Vaasa) - il leur était donc impossible de continuer plus
loin à vélo aujourd'hui (voir la carte)
!
message envoyé dimanche à 19:55 pm
Aujourd'hui nous requérons l'aide d'un poète pour
nous dire si ce sonnet est proprement équilibré:
J'ai ouï en ce jour le beau conte
étonnant
De la Gaët et du Ben et leurs vélocipèdes
Qui s'apprêtent déjà à quitter la Suède,
Lors de leur traversée de notre continent.
Ils avaient ce matin à la messe
assisté:
Le Church Coffee bien sûr avait tout pour leur plaire;
Français, anglais, flamand, espagnol ils parlèrent,
La paroisse était riche en nationalités.
Bien que nos deux compères,
joyeux et plein d'entrain,
Jusqu'ici ne connurent que peu d'adversité,
A rude épreuve ils mettent mollets et arrière-trains.
Heureusement qu'ils ont dans leur jeu
plus d'une carte...
En guise de morale, je pourrais les citer:
"Cap Nord à Gibraltar, ce n'est pas de la tarte!"
message envoyé samedi à 19:32 pm
Cette journée de repos et d'activités logistiques
n'a entraîné aucun événement majeur à
vous signaler, contentons-nous donc des quelques communications
pratiques:
Sur ces bonnes paroles, nous vous souhaitons un joyeux dimanche.
message envoyé vendredi à 21:41 pm
Le "Mosquito Raid" se termine ce soir à 21h00, à l'abri d'un orage, sous la tente que nous avons plantée aux abords d'un cimetière, après avoir vainement recherché un camping mal indiqué. Nous sommes heureux d'être arrivés au terme d'une étape ensoleillée, avec un fort vent de face.
Nous avons pique-niqué à la double église de Vindeln, une ancienne (18ème siècle) et une récente (début 20ème), toutes deux encore en service. On nous propose un "Church Coffee", organisé de 14h00 à 15h00 pendant 2 semaines de portes ouvertes. Nous ne nous faisons pas prier, bien évidemment. Une charmante jeune fille (qui nous faisait un peu penser à notre princesse Mathilde) et deux dames plus âgées nous présentent thé, café, pâtisserie maison, biscuits sablés... Des paquets de véritable "Kirke Kaffe", sorte de produit "made in dignity" était d'ailleurs en vente. Excellente pause donc, vivent les églises scandinaves.
Demain, nous restons à Umea, où nous tenterons de contacter Stefan, un ami prêtre de notre cousine stockholmoise (?) Brigitte.
le quiz du jour (histoire d'Å): Philippe Franck nous envoie une nouvelle photo de Benoit - le webmaster laisse les 3 lettres noircies à votre meilleure imagination !
message envoyé jeudi à 20:03 pm
Camarades,
Le "Mosquito Raid", usurpation infâmante du nom de notre peuple, touche à sa fin. C'est le moment de porter l'estocade finale à l'ennemi, déjà affaibli par nos attaques perpétuelles.
Avant hier soir, nous étions une bonne centaine sous l'auvent de leur tente, dont une majorité prête à intervenir, sur la moustiquaire. Nous devons améliorer notre tactique de pénétration de leur abri, chaque fois qu'ils effectuent une sortie. Renforçons nos troupes à leur porte.
La nuit dernière, une douzaine d'entre nous se sont infiltrés au compte goutte dans leur hytte, via une moustiquaire défaillante. Cette tactique de harcèlement continu est très payante sur les plans physique et psychologique: grâce à votre ténacité, l'ennemi a passé une nuit épouvantable.
Je demande enfin le renfort de nos forces alliées: puces,
guêpes, fourmis, mouches, bourdons et autres cousins. Insectes
du Lappland et du Västerbotten, unissons-nous pour piquer,
darder, mordre, sauter, harceler, vrombir et bourdonner. Faisons
payer par le sang la témérité et l'impudence
de notre ennemi.
message envoyé mercredi à 20:10 pm
Le "Mosquito Raid" continue à travers la taiga,
dans le vent et les averses. Aujourd'hui fût la journée
des rencontres suédoises.
Cette après-midi d'abord, nous nous arrêtons pour
prendre en photo une belle maison traditionnelle, dans le cadre
du reportage que nous réalisons pour notre sponsor Assar.
Comme je demandais la date de construction à ses occuppants,
ils me désignent un couple plus âgé qui s'avère
être les anciens propriétaires. Elle était la
petite fille de celui qui avait fait bâtir la maison en 1890.
La conversation se poursuivit en espagnol quand nous réalisons
que son mari est catalan d'origine, ayant fuit à l'époque
le régime de Franco pour s'installer en Suède. Ils
vivent maintenant à Stockholm, et reviennent passer l'été
dans ce coin retiré de Laponie.
Après avoir dépassé notre objectif des 100 km, nous traversons une large rivière pour trouver un campement. L'auberge de jeunesse est fermée, mais un villageois nous propose de planter notre tente dans son champ. Comme la pluie se déchaîne à nouveau, il se ravise et nous invite à passer la nuit dans une petite hytte tout à fait sympathique. Nous prenons l'apéro avec notre hôte très en verve, qui nous avoue dans un mélange de suédois et d'anglais qu'il est parfaitement saoûl. La précison était inutile, et c'est à la fois très touchés par son hospitalité et un peu sur nos gardes que nous rejoignons nos quartiers.
message envoyé mercredi à 11:35 am
Le "Mosquito Raid" bat son plein, avec une longue étape copieusement arrosée par des pluies d'orages torrentielles. Curieusement, cela ne nous a pas découragé le moins du monde; les paysages de lacs et de forêts sont d'une beauté sauvage et fascinante.
C'est donc en pleine Laponie (province suédoise de Lappland)
que nous installons notre tente pour la nuit, sur une aire de parking
démesurée par rapport à la fréquentation
de la route (3 ou 4 voitures par heure), tout près des cabines
WC. Personne ne rit, un raid est un raid.
A
certains endroits, les moustiques sont très agressifs et
attaquent même lorsque l'on roule à moins de 15 km/h.
Peu pratique, car en montée on est systématiquement
en-dessous de cette vitesse. Quand on est arrêté, une
solution partielle est de se vêtir de pied en cap, et de s'enduire
de Muggenmelk la tête, les mains et les chevilles (ces 12
milliards de salopards adorent piquer à travers les chaussettes).
Pas de réseau ce soir, mais votre serviteur vous tape
quand même un rapport, enfermé dans la spacieuse toilette
pour handicapés du parking désert.
Voir aussi la rubrique gastronomie.
message envoyé lundi à 07:45 pm
Repos, lessive et pêche en eaux vives, tel fût le programme
d'aujourd'hui au camping *** de Tärnaby.
Les hôtes peuvent profiter de 3 km de riviere pour exercer
leurs talents, et votre fine équipe en a profité pour
ramener un beau poisson de 540 g, "Sik" en suédois.
Gaëtane a cru coincer l'hameçon et la cuillère
à une quelconque roche, j'ai bondi pour
redonner du mou et filer en aval afin de libérer la ligne,
qui s'avérait ramener ce bel exemplaire de piscidé.
Hier soir à 19h00, comme tous les dimanches de juillet et août, le jeune pasteur de Tärnaby célébrait un office au camping, d'abord en plein air, puis aux premières gouttes de pluie, dans une grande cabane en bois. Avec le feu dans l'âtre, les chants et les accords guitare,nous nous retrouvions à la bonne époque des veillées scoute et guide... Lui est allemand d'origine, a postulé voici 7 ans pour exercer sa fonction en Suède et vit depuis dans cette paroisse. Sa fiancée, suisse et diacre, était également présente, ils se marient samedi prochain. Félicitations!
Demain, c'est promis, on attaque le "Mosquito Raid"
pour de bon: cela va chauffer.
Voir aussi la rubrique ornithologie.
message envoyé dimanche à 05:43 pm
Jésus mon ami, Dieu du ciel, Seigneur tout puissant, on nous
a dit que tu étais le Maître de l'Univers, le GO en
chef, le DJ Suprême, le Président du CA, que c'était
toi qui contrôlais le tableau de bord, que tu avais la clé
de la boîte à fusibles, etc.
Bon, eh bien nous avons une requête spéciale: ici, il fait clair tout le temps, jour et nuit; au début, c'est sympa, exotique et tout cela, mais petit à petit, cela fatigue un peu. Alors, nous voudrions simplement que tu éteignes la lumière de 22h00 à 06h00, qu'on en profite pour dormir un coup.
Quoi? On nous a mal renseignés sur tes titres et fonctions, tu ne peux pas nous arranger cela? Flûte alors, grosse déception ici-bas. Que dis-tu? Cela va se régler naturellement au fur et à mesure que l'on descend vers le sud? Cela, c'est une bonne nouvelle. Comment? Nous devrions déjà avoir quelques minutes de pénombre depuis que nous sommes passés en-dessous du cercle arctique? Impeccable tout cela.
Bon, eh bien merci pour les renseignements, tu es un Père pour nous. On t'embrasse, et à +.
message envoyé samedi à 08:16 pm
Adieu Norvège, tu nous as enchantés avec ton Cap,
tes fjords, tes rennes, tes oiseaux nordiques, tes invitations à
la découverte ou aux rencontres.
Après un arrêt mi-figue mi-raisin à Mo I Rana (Auberge de Jeunesse fermée, campings éloignés ou horribles, pas de wasserette, pas moyen de pêcher, mais splendides Coop et Rema 1000, nos supermarchés préférés).
Adieu Daniel, nous avons passé deux excellentes journées à trois, bon retour en Allemagne via la côte norvégienne !
Chère Norvège, tu nous offres un dernier bivouac grandiose, un très large col à environ 600 m d'altitude, avec quelques bouleaux rabougris sur la lande, avec vue sur un lac et au loin, les glaciers de Svartisen.
Demain, bonjour Suède, avec une traversée Atlantique-Baltique de plus de 500 km jusque Umea, à travers forêts, lacs et moustiques... Eh oui, ils seront là et bien là, on nous a prévenu que la trève relative serait définitivement rompue. Nous ferons de longues étapes, avec arrêts pique-nique rapidissimes, montage de tente éclair et calfeutrage intégral. Nous sommes lourdement chargés de provisions pour la circonstance. Nous n'aurons peut-être plus de réseau.
Cette traversée périlleuse s'appelle pour nous
le "Mosquito Raid".
Le trajet déjà parcouru a été mis
à jour - en vert - sur la carte
globale
(patience: il y a 225 KB à charger). Voir également
la rubrique gastronomie.
message envoyé vendredi à 07:51 pm
Alléluia,
le soleil est revenu aujourd'hui après 10 jours de temps
moyen ou très mauvais. C'est comme une résurrection
de pouvoir rouler en T-Shirt, profiter pleinement des paysages,
fjords et montagnes éclatants.
Splendide étape donc, toujours avec Daniel, qui comme nous doit se réapprovisioner demain à Mo I Rana, retirer de l'argent, etc.
Nous avons planté nos tentes sur une jolie plaine couverte de linaigrettes, vous savez, ces petites plantes avec un pompon blanc comme de la ouate. C'est cela qu'on préfère.
message envoyé jeudi à 07:06 pm
(Andersund se situe 15 km au sud de Kilboghamn)
Hi, here is Daniel and I met G and B this
morning again ! I was just on the way to the ferry of Føroy,
when I saw them on the road - what a great moment on that morning
in the rain !!!
For me it is simply fantastic, how close are our voyages in the last month. Tomorrow, it is exactly one month ago, that we met us on Nordkapp ! Since that date, I am looking on their web page every time, I can get in the internet. But the best thing is for me every time, when I meet other bikers and they also met G and B already - it is like we get a little family in that summer here in Norway !
First time was directly when I left Nordkapp
and met the man from Sweden, how met G and B in the morning ! Second
time some weeks later, because I met only one biker on Nordkinn
from Finland, was when I met one man from Germany on
Vesteralen, who heared about Bike8000 from that guy from Sweden
- he met him near Namsos and the swedish guy showed him the visit
card !
Unfortunately, the library in Sortland was closed on Wednesday evening, so I asked in the tourist information about using the internet, because I would like to see, if I got a message from G and B and when I told the young man, why it is so important for me, he asked me if they are cycling to Gibraltar - sure, but why he knewed it ? The solution is, that his mother is working in the library and got a card about Bike8000 from them !
And than, last Saturday, I met the man from Switzerland in Svolvaer, who was sleeping with G and B in Nusfjord ! So for me it is every time great to here about them from other bikers - like a family !!!
An other funny situation - when I was sitting in Sortland in the library on Friday morning, it was the first computer on my trip which already "knows" the address of their page. I just was writing "www.b" and the computer knows the full name bike8000 - great !!!
Right know, I'm simply happy to sit here with G and B on the ferry, crossing the arctic circle, and will spend with them some time ! I think that I will pass our next "crossing point" in Germany some weeks before them, but it is simply wonderful to see them a second time on my voyage !!!
Bye, Daniel
message envoyé mercredi à 07:33 pm
(note du webmaster: certains compte-rendus, bien
qu'envoyés comme prévu avant 20:00 le soir, me parviennent
seulement le lendemain matin après quelques détours
dans les méandres de l'internet - c'est pourquoi je ne suis
pas systématiquement en mesure de publier les nouvelles le
soir-même)
Pour nous consoler du temps infect, passons plutôt à
une joyeuse mise en scène.
Nous avions oublié de vous relater l'ambiance de la petite Auberge de Jeunesse sur l'Ile de Vaerøy battue par les vents: nous avions la nette impression de vivre un roman d'Agatha Christie. Nous vous introduisons donc les personnages, tous bien réels; seuls certains noms sont fictifs.
Miss Smith, la soixantaine alerte, voyage seule avec son sac à dos. Dans son bel accent de Newcastle, elle clame bien haut et répète à qui veut l'entendre (aux autres aussi) les horaires des ferries qui doivent la ramener chez elle dans les jours qui viennent.
Herr und Frau Zweig, un couple de Berlin-Est , parlent difficilement
anglais mais sont fort bien intégrés à la vie
de l'auberge. Lui aime cuisiner (son cabillaud au beurre est
excellent), elle aime passer du temps dans la salle de douche, tous
deux aiment la randonnée à pied.
Olav Andersen, pêcheur barbu d'Oslo, porte un pull norvégien et un jeans tombant, particularité très visible lorsqu'il se baisse, pour assomer un poisson sorti de l'eau, par exemple. Sa barbe recouvre entièrement ses pommettes, autre caractéristique peu commune.
Isabelle (petite et dynamique) et Bruno (longues mèches et barbe de 5 jours), après respectivement une et deux années d'enseignement à Oslo, elle en anglais au Lycée allemand, lui en histoire et géographie au Lycée français, terminent leur séjour norvégien par des vacances dans le Nord, avant de rejoindre la France pour la rentrée des classes.
Hans Olgersen, patron de l'AJ, affiche un air mi-bonhomme mi-redoutable et porte belle moustache à la Viking. Il passe plusieurs fois par jour à l'auberge, et se rend en camionnette au débarcadère à l'arrivée de chaque ferry. Ventre rebondi, trait morphologique partagé avec l'homme d'Oslo.
Gaëtane et Benoît Verbruggen, curieux couple de Belges dans la petite trentaine, traversent l'Europe à vélo du Cap Nord à Gibraltar en 6 mois. Fort agités à propos d'un certain site Internet. Elle semble maitriser de nombreux sujets gastronomiques, lui paraît s'enthousiasmer pour des observations ornithologiques.
Le décor est posé. Qui sera la première
victime? Qui sera l'assassin? Vos réponses sur 3615 code
bike8000.
Voir aussi la rubrique gastronomie.
message envoyé mardi à 09:27 pm
(Mevik
se situe 20 km au nord d'Ørnes)
04h00: la pluie commence
08h00: drache nationale, réveil et petit dèj dans
la tente
09h00: crachin, lecture dans la tente
10h00: il douche, discussion dans la tente
11h00: hallebardes, sieste dans la tente
12h00: accalmie relative, on lève le camp
15h00: averses et vent, on avance quand même
16h30: temps bouché, chute de moral
17h00: chocolat chaud dans une mignonne cafette au bord de route
19h30: Daniel doit appeler, j'allume le Nokia
20h00: Daniel n'a pas appelé, je coupe le Nokia
21h00: vilaine bruine, on se rue dans une hytte
Surtout ne manquez pas les nouvelles
photos !
message envoyé lundi à 07:48 pm
Dure dure la reprise continentale, surtout quand on a dormi 2
ou 3 heures seulement couché sur la banquette d'un ferry,
que le temps en débarquant vers 5 heures du mat est maussade,
etc.
Ce matin tôt, nous avons laissé nos vélos à l'embranchement de la route 17 qui file vers le sud le long de la côte, pour aller en bus à Fauske réceptionner un courrier à la poste restante, faire des achats et consulter bike8000 ainsi que hotmail (moins connu). Nous avons donc changé notre itinéraire selon les conseils de Julien le Genévois, et nous ne mettrons le cap sur la Suède qu'après Mo I Rana.
Après un solide grain avec méchant vent de face, nous avons vu un camping affreux à Salstraumen, célèbre pour son passage étroit entre mer et fjord, où les eaux s'engouffrent avec violence et tourbillons lors de chaque marée montante ou descendante.
Nous prenons notre courage à deux mains pour continuer un peu et sommes récompensés par un très bel endroit de bivouac, près d'un fjord et d'un pont fort fréquenté par les pêcheurs. Un suédois nous révèle ses secrets pour la pêche à la truite dans les rivières de son pays. Un splendide pygargue glisse au-dessus de nos têtes.
message envoyé dimanche à 11:42 pm
Ce matin, nous sommes allés à la messe à l'église
de Varøy. Une chorale d'hommes a soutenu la cérémonie
par un petit concert, et nous semble-t-il, l'a cloturée par
un vigoureux chant de marins! Le jeune prêtre et la très
sympathique assemblée ont voulu nous retenir pour un Church
Coffee. Nous y rencontrons un professeur qui avait enseigné
là 11 ans avant de rejoindre son île natale près
de Bergen. Avec un certain regret nous devons cepandant les anbandonner,
ainsi qu'un magnifique buffet de patisseries, pour rejoindre nos
amis Isabelle et Bruno.

Cet après-midi en effet, nous sommes partis en expédition
vers Mostad, un village de l'île de Vaerøy abandonné
en 1974 par le dernier habitant. Il y a 50 ans, le village comptait
150 âmes, une école, mais une rade plutot qu'un port,
où l'on tractait les bateaux à terre. Lorsque les
moteurs sont apparus, l'adaptation à la modernité
n'était plus possible et le village péréclita.
A côté de la pêche à la morue, la grande spécialité des habitants de Mostad, entourés par falaises et montagnes de 400 m couvertes d'oiseaux marins, était le prélèvement d'oeufs au printemps (les plus gros, enterrés dans du sable fin, se conservaient jusqu'à l'automne), et surtout, la capture de macareux moines dont ils faisaient du lard et de la viande salée, à préparer en tonneaux avant l'hiver. Scandaleux pour un ornithologue? Pas spécialement, ils capturaient ce dont ils avaient besoin (parfois pour suvivre l'hiver) et sans mettre en danger l'équilibre de ces colonies d'oiseaux.
Pour se rendre là-bas, nous avions d'abord une dizaine de kilomètres à vélo sur une magnifique petite route, puis deux bonnes heures de marche le long de la mer, dans des pierriers, sur un sentier parfois vertigineux. Une incursion au pied d'une falaise nous a permis d'observer un ballet ornithologique splendidement chorégraphié.
L'arrivée à Mostad fut très belle et un peu nostalgique à la vue de toutes ces traces du passé, dont un magnifique chemin soutenu par des murs de pierres lorsqu'il passait à pic au-desus de l'eau. Un chemin séculaire qui nous faisait penser à la calade de La Viale, dans les Cévennes. Au retour, les phoques étaient encore plus nombreux à nous saluer de loin, avec juste leur tête qui dépasse de l'eau, parfois un dos, une queue ou des nageoires. Le brouillard tombe.
Nous prenons cette nuit le ferry à minuit et quart, direction
Bodo. Arrivée prévue à 05h30, excellente heure
pour reprendre la route intensivement après une semaine de
semi-farniente.
Voir aussi la rubrique ornithologie.
message envoyé samedi à 07:55 pm
Coucou, c'est Gaëtane! Benoît étant occupé
à des tâches domestiques urgentes (nettoyer le cabillaud
pêché par mes soins avant d'aller le manger avec Isabelle
et Bruno dans leur rorbu), je me charge de l'update journalier.
Ce matin, nous avons pris le ferry de Moskenes vers Vaeroy: deux
heures de traversée sur une mer plutôt agitée,
de quoi vous retourner l'estomac. Arrivés à l'auberge
de jeunesse, nous vons rencontré Isabelle et Bruno, Français
travaillant à Oslo. Nous sommes attendus incessamment après
une partie de pêche particulièrement venteuse: nos
appétits sont grand ouverts!