
| A côté de l'avion "classique" avec un moteur, une aile et un pilote, les ingénieurs testèrent et parfois mirent en service une multitude d'autres configurations, toute ayant leurs avantages et leurs inconvénients Supérieur: avion |
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| biplan bipoutre fuselage jumelé | monoplan sans queue sesquiplan |
| Forme classique des avions pendant la Seconde Guerre Mondiale: l'avion a une aile unique, reliée au fuselage. Cette configuration commence à supplanter les biplans pendant les années trente. Elle est plus aérodynamique et permet d'accroître les performances, même si elle s'accompagne d'une diminution de la surface alaire et d'une certaine perte de maniabilité Supérieur: configuration d'un avion |
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| aile à profil de mouette aile à profil de mouette inversé aile basse | aile haute aile parasol aile volante implantation moyenne de l'aile |
| Forme reine des avions pendant la Première Guerre Mondiale et jusque dans les années trente. Deux ailes parallèlles permettent à l'avion de doubler la surface alaire sans augmenter l'encombrement général de l'avion et sans avoir besoin de trop longues ailes, dont la solidité aurait été problématique. Les deux "plans" sont généralement relié par des poutres, qui améliorte la solidité de l'avion mais ont un effet négatif sur l'aérodynamisme. Les monoplans les avaient supplantés quand commencent la Seconde Guerre Mondiale Supérieur: configuration d'un avion |
| Transition finale entre le biplan et le monoplan avec une aile inférieure minuscule comparée à l'aile supérieure. Plusieurs modèles d'avions utilisèrent cette configuration pendant les années vingt et trente Supérieur: configuration d'un avion |
| L'avion est dépourvue de plans horizontaux à l'arrière. Cela n'est possible que si l'aile avant est suffissament grande pour pouvoir se passer de stabilisation arrière supplémentaire. Les ailes volantes répondent, en général à cette condition, mais d'autres avions, le plus célèbre étant le Me 163, avait des ailes fines (disqualifiant l'appareil comme aile volante), mais suffisament grande pour n'avoir pas besoin de plans horizontaux arrières Supérieur: configuration d'un avion |
| Par rapport aux avions normaux, tous les bipoutres se ressemblent, même si l'on peut distinguer les bipoutres proprement dits et les bifuselages, mais c'est un univers qu'il est passionnant de comprendre. Le plus célèbre bipoutre de tous les temps fut le P-38 Lightning. Outre son radiateur, il fallait loger un gros turbocompresseur près de chacun des deux moteurs. On choisit de prolonger ces longs groupes propulseurs jusqu'à l'arrière de l'avion, pour ne pas alourdir la structure par une queue centrale, comme sur le Mosquito. Le XP-54 Swoose Goose est un cas différent: il n'avait rien sur les côtés, seulement des poutres. Pour que le nez de ce monomoteur puisse être lourdement armé et pivoté vers le sol, on logea l'hélice ailleurs, en l'occurence derrière le poste de pilotage. Il fallait donc, par exemple, une hélice centrale et un empennage arrière contournant cette hélice. Avec nez classique à hélice, le Savoia SM 92 était un bimoteur très différent des P-38/SM.91. Le poste de pilotage était placé derrière un des moteurs, et il n'y avait donc que 2 corps traînants aérodynamiquement au lieu de trois comme sur le Mosquito et le Lightning, d'où vitesse accrue pour une même puissance. Le Fw 189 représentait encore une autre approche. Il aurait pu être dessiné comme monomoteur puisque le but était simplement un petit avion avec des postes d'observateurs avant et arrière. L'architecture bipoutre permettait de regrouper l'équipage en lui donnant une vue avant et arrière, des dispositifs latéraux gérant à la fois la propulsion et le soutien d'empennage. On voit qu'il y a ainsi une foule de justifications différentes, pour les utilisateurs et ingénieurs, à ce qui aurait pu paraître semblable au premier regard... (Christophe Meunier - spécialiste en avions bipoutres de la société d'amateurs Air Britain UK) Supérieur: configuration d'un avion |
![]() 2. avion bipoutre 3. avion jumelé |
| Un moyen "simple" pour obtenir un avion deux fois plus puissant qu'un modèle existant consistait à souder deux avions l'un à l'autre, avec deux fuselages gardant tout ou partie de leurs fonctionnalités. Contrairement aux bipoutre, les avions jumelés étaient bien deux avions joint l'un à l'autre et pas seulement un avion avec deux fuselages (il peut y avoir des cas limites). Il n'y eu qu'un nombre limité d'avions de ce type, car ils coûtaient le double d'un avion classique et leur maniabilité était limitée. L'usage le plus courant était le remorquage des gros planeurs Supérieur: configuration d'un avion |