La Fauconnerie aujourd'hui.

C’est ce faucon pèlerin, parti du poing de l’homme, qui monte rapidement, porté par de vigoureux coups d’aile, et prend de l’altitude, puis se met à tournoyer.  Ce petit point que l’on distingue péniblement dans un ciel immaculé, suit parfaitement son maître et son chien au sol. Une compagnie de perdrix s’envole et déjà le faucon s’élance vers la dernière, les ailes repliées en forme de goutte, et pique en oblique. Il vient la frapper en plein vol, à une vitesse vertigineuse dans un nuage de plumes puis s’abat avec elle au sol.

C’est encore cet autour ou cette buse de harris (ci contre) jaillissant du poing sur un lapin pour « l’empiéter » quelques dizaines de mètres plus loin. Sur sa prise, l’oiseau est là, ses serres solidement plantées dans la tête du lapin, avec ses yeux  qui vous transpercent. (voir un autour à la chasse)

Le tout a duré quelques minutes ou quelques secondes à peine, mais c’est l’essentiel de ce que l’on nommait le déduit d’oiseaux, le plaisir de la chasse au vol.

Ces petits tableaux ne sont simples qu’en apparence, car ils supposent un long apprentissage, faisant d’un rapace ombrageux l’auxiliaire efficace d’une chasse exigeante. Que cet oiseau, volant à nouveau librement, revienne sur commande vers le fauconnier, en fait la fascination et la difficulté, comme l’exprimait vers 1240 l’empereur Frédéric II de Hohenstauffen : « ce n’est pas la force, mais par le seul effet de l’esprit humain qu’ils se laissent prendre et instruire ».

Les gestes que répètent de nos jours quelques adeptes de la chasse au vol n’ont pratiquement pas varié au cours des siècles, aussi loin que l’on remonte.

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