Nous avons la poisse
!!!
C'est
ainsi qu'il convient de résumer notre dernière
course en date. Le circuit de chimay a laissé pas
mal de traces sur les voitures. Tout était dérèglé,
il a fallu tout revérifier. Avec une seule semaine
entre les deux courses, ce ne fut pas une mince affaire.
Nous avons également dû changer les segments
qui étaient la cause de notre surconsommation d'huile.
Les
essais se sont déroulés de façon très
positive. Le rendement du moteur allait en s'améliorant
au fur et à mesure que les segments se rôdaient.
Bilan final : 2ème position à moins de trois
dixièmes de la pole position.
Si
nous avions disposé de la durée initialement
prévue pour les essais, nous aurions sans aucun doute
réalisé cette pole, tant le rendement du moteur
s'améliorait au fil des tours parcourus.
La course s'annoncait passionnante, nous avons
pris un départ prudent. Nous étions en 4ème
position avec les 3 premiers en ligne de mire avec un écart
maximum de 30 secondes. Ecart qui ne nous inquiétait
guère compte tenu du fait que les trois premières
voitures étaient pilotées par leur pilote
le plus véloce.
Après le premier ravitaillement, qui
s'est une nouvelle fois déroulé impeccablement,
nous sommes repartis de nouveau en 4ème position,
mais ce que nous avions prévu, se passait. En continuant
sur le même rythme, nous étions alors plus
rapide que les 3 premiers.
En moins de 4 tours, nous les avions rattrapés
et même dépassés. Deux virages après
avoir pris la tête de la course, la voiture s'est
immobilisée sur le bord de la piste: ... câble
d'accélérateur cassé.
Le temps de faire une réparation de
fortune sur le circuit puis de rentrer au stand et de réparer,
nous avions perdu 11 tours.
La voiture est repartie mais nous étions
très loin au classement. Il restait alors plus de
2 heures de course. Nous avons ensuite aligné un
nombre impressionnant de tours sous les 3 minutes 40. Nous
étions en moyenne 4 à 5 secondes plus rapide
que les premiers et nous reprennions 30 secondes au tour
par rapport à l'équipage qui nous précédait,
mais de plus de 3 tours hélas.
Lorsque le drapeau à damier s'est abaissé
devant le vainqueur, nous n'avions plus que 25 secondes
de retard sur la voiture qui nous précédait.
Bref, la moralité de la fable du lièvre et
de la tortue s'applique encore de nos jours.
Le point positif de ce week-end, c'est que
nous avons amélioré notre record du tour sur
Francorchamps de près de deux secondes, en 3'38''816
à près de 115 km/h de moyenne. De bonne augure
pour les 24H à condition que la poisse décide
enfin d'aller voir ailleurs.