|
La
première manche se déroulait à Zolder. Nous ne disposions
pas d'évolution majeure si ce n'est de freins remis à neuf
(ça peut être pratique !).
La course s'est soldée par un nouveau podium (3ème) mais nous
pouvons nourrir quelques regrets car après notre 4ème temps
aux essais, nous avons réalisé un début de course fantastique,
sur une piste hyper glissante. Après cinq tours nous étions
en tête et cela jusqu'à notre premier ravitaillement. Ensuite
nous sommes retombés en 3ème position et nous n'avons jamais
pu remonter le handicap concédé lors des ravitaillements.
Cette course fut aussi la première à laisser des cicatrices
sur la voiture. Un autre concurrent, qui a réussi à démolir
4 voitures sur la course,. est parti en tête à queue devant
nous puis est revenu en arrière sur la piste juste devant
la voiture. Nous n'avons pu donner qu'un grand coup de volant
pour éviter de le prendre de face mais il nous a percuté sur
le flanc. Seule la carrosserie a été touchée mais il y a eu
quand même beaucoup de boulot.
La deuxième manche se déroulait à l'étranger, au Nurburgring.
La course s'est déroulée sans histoire, si ce n'est un gros
cafouillage au premier virage qui, après un départ canon,
nous a fait perdre de nombreuses places et le train des premiers.
Après quelques tours, tout était rentré dans l'ordre et nous
avons repris notre place des essais (4ème) que nous avons
gardée jusqu'à l'arrivée.
A ce moment, nous occupions la seconde place au championnat.
Nous avons alors apporté pas mal de modifications à la voiture
: nouveau carburateur, prise d'air et boite à air, prolongement
de toit… Le résultat de ces modifications ne se fit pas attendre
: Pole position.
Mais
c'est après que cela se gâte. Après 40 minutes de course,
la boite de vitesse qui nous rendait de bons services depuis
2 ans a rendu l'âme. 52 minutes plus tard, la voiture repart
des stands mais nous ne terminerons pas plus haut que la neuvième
place.
Ce ne sera malheureusement que le début de nos ennuis. Au
mois d'août, nous arrivons à Dijon gonflés à bloc. Le verdict
ne tarde pas à tomber. Nouvelle pole position avec 3 secondes
d'avance sur le second. Le début de course se passe à merveille,
nous nous battons avec les meilleurs protos, et après 1 heure
de course nous sommes 7ème au général et premier avec un tour
d'avance dans notre catégorie.
La poisse n'était cependant pas prête de nous lâcher, et après
une heure quart de course la voiture n'est plus passée devant
les stands : problème d'allumage. La voiture fut ramenée au
stand par un véhicule d'intervention, et fut réparée en très
peu de temps. Mais la course s'arrêtait là, le rapatriement
étant interdit.
A Francorchamps, pour les 24 heures, nous avions refait un
nouveau moteur, mais de nouveau, dame poisse était de la partie.
Lors du rodage, le vilebrequin casse ! Nous sommes donc partis
pour les 24 heures avec l'ancien moteur.
Le début de course fut impeccable. Remontés jusqu'en 3ème
position, nous nous sommes longtemps maintenus en 4ème position.
Mais un bris de flotteur dans le carburateur nous coûtait
20 secondes au tour, et nous ne descellerons le problème que
le dimanche matin.
Hélas, ce n'était pas terminé. Vers 22 heures, la voiture
s'immobilise au sommet du raidillon. De nouveau un problème
d'allumage. Il faudra attendre le rapatriement (autorisé aux
24h mais avec une pénalité de 20 tours) pour réparer. Avec
tous ces problèmes, nous terminons quand même ces 24 heures
à la 9ème place.
La dernière manche du championnat fut à l'image de toute la
saison, la voiture fut très performante mais de petits détails
ont faits que les résultats n'ont pas suivi.A Zolder, le 11
novembre, nous avons réalisé le deuxième temps des essais,
avec la pole position à notre portée mais nous avons été bloqué
lors de notre dernier tour d'essai.
Pendant plus d'une heure trente, nous sommes restés en bagarre
pour la première place, nous étions deuxième en embuscade
derrière le leader. Puis un accélérateur bloqué à fond et
un nouveau bris de flotteur ont eu raison de nos espoirs de
finir la saison en beauté.
Il
faut maintenant faire le bilan d'une saison qui, du point
de vue des résultats, est certes décevante mais il faut néanmoins
retirer les points positifs de cette année.
Au
niveau des performances pures, la voiture est maintenant l'une
des meilleures du plateau. Nos deux pôles position et nos
bons résultats en qualifications en témoignent.
Au niveau de la fiabilité, mis à part la casse moteur des
24 heures qui est due à un défaut dans une pièce, les autres
problèmes sont de petits détails que l'on ne peut résoudre
qu'une fois qu'on y a fait face. Nous devrions donc être parés
pour la saison prochaine.
On
peut également tirer un bilan global positif, car même si
nous avons rencontré pas mal de petits pépins, nous avons
rallié l'arrivée lors de chaque course, mis à part à Dijon
où nous avons été mis hors course. Cela fait 13 arrivées sur
14 départs, un score que très peu de participants peuvent
présenter.
Lors de ces 14 courses, on compte également 3 podiums (dont
un aux 24 heures) et deux pôles positions, en seulement deux
saisons complètes.
|