Les Mégalithes
d'Oppagne et de Wéris :




De tous les monuments mégalithiques de Belgique, les mieux conservés et les plus accessibles sont situés dans une zone allant de Oppagne à Wéris. Ces villages sont situés entre Barvaux-sur-Ourthe (Durbuy) et Erezée. Deux dolmens et dix-sept menhirs constituent cette zone par un alignement de 7,4 kilomètres.
A wéris, on peut aussi trouver le Musée des mégalithes. Prélude conseillé avant une visite et une découverte de ces pierres sur le terrain.


Dolmens et Menhirs, pierres préhistoriques :

Les mégalithes sont des monuments construits en partie par l'homme, à partir de blocs de pierre de grandes dimensions. Il en existe deux sortes, les dolmens et les menhirs.


Dolmen de Wéris




Un DOLMEN est un imposant ensemble funéraire
composé d'une dalle de couverture reposant sur des piliers.


Menhirs à Wéris



Un MENHIR est une pierre dressée,
de longueur variable,
dont la fonction n'est pas clairement définie.


Les uns et les autres datent de la préhistoire comme le prouve les objets qu'on y a découvert.
Avec le christianisme commence l'élimination de ces pierres ancestrales, considérées comme païennes. Plus tard, les mégalithes servirent de matériau de construction aux habitants de la région. De même l'agriculture précipita un peu plus la disparition de ces pierres, par le besoin de plus en plus élevé d'espace cultivable. D'où on abattit ces pierres levées ou on les enterra.
Le contenu archéologique découvert prés de Wéris, dans les 2 dolmens, est assez pauvre. Cependant, il suffit à confirmer leur destination funéraire ainsi que leur datation entre 2600 et 1800 avant notre ère.


Balade en terre mégalithique :

Les mégalithes de Wéris et d'Oppagne sont facilement accesssibles à pied, et parfois en voiture. Un circuit balisé existe. Mais laisse encore à désirer, car par temps pluvieux le revêtement de bottes reste encore indispensable.

Le DOLMEN DE WERIS, situé au bord de la route de Barvaux, est le plus connu. Il est composé d'une chambre sépulcrale rectangulaire enfermée entre quatre piliers sur lesquels sont posées deux dalles de couverture. En 1991, lors d'une restauration, les trois menhirs retrouvés couchés devant le monument ont été redressés. Ce dolmen était une sépulture collective, comme en attestent les quelques os humains découverts lors de fouilles.

  


Le MENHIR DANTHINE, planté au bord de la route Barvaux-Erezée. Il a été retrouvé culbuté dans un champ. Exhumé, il fut placé à cet endroit en 1947 par un certain M. Danthine , à 130 m au sud-ouest de son emplacement initial. En 1983, deux autres menhirs furent dégagés à 50 m du précédent, et transplantés sur la parcelle du dolmen de Wéris.



Le DOLMEN D'OPPAGNE fut découvert en 1888, par un paysan qui labourait son champ. Il se situe dans un champ à 300 mètres environ, en face du menhir Danthine. Ce dolmen a été édifié dans une tranchée et recouvert d'un tertre. A 25 m du dolmen, cinq grands menhirs couchés ont été découverts : trois en 1888 et deux en 1986. Ils servaient à l'origine à indiquer la place de la sépulture, invisible au regard puisque enterrée. En 1997, quatre d'entre eux ont pu être redressés sur base d'informations fournies par les fouilles. Les ossements mis au jour au dolmen d'Oppagne indiquent qu'au moins neuf personnes y ont inhumées. Les morceaux d'un vase aussi retrouvé ont été datés entre 2870 et 2300 avant notre ère. Y ont aussi été retrouvés enfouis, un grattoir, un racloir et un percuteur.

 


Les TROIS MENHIRS D'OPPAGNE ont été relevés en 1933. Ces menhirs sont visibles depuis la route des Hazalles direction Biron-Oppagne.





Pierres de la légende :

La PIERRE HAINA et le LIT DU DIABLE sont parfois qualifiés à tord de menhirs. Mais ce sont en fait des rochers naturels.
La PIERRE HAINA, ou "Pierre des Ancêtres", aussi appelé "Menhir Blanc", est un long bloc de poudingue, dressé et blanchi, partie intégrante de la roche mère. Elle intrigue par sa masse volontairement dégagée de la roche. Ce caractère mystérieux explique la légende et les rites associés.
La légende dit que la PIERRE HAINA, bouche un trou, qui donne accès au centre de la terre, qui est l'entrée d'un puit sans fond considéré comme la demeure du diable. Parfois, le démon soulève la pierre pour sortir à l'air libre et se livrer à ses oeuvres maléfiques. C'est pourquoi chaque année, la nuit du 21 mars, elle est blanchie à la chaux par les villageois, afin de purifier et d'empêcher l'esprit malin de la toucher, et donc d'accéder au monde d'en haut. Cette cérémonie tombée en désuétude, fut relancée en 1975.

  

La légende dit aussi que Satan, une fois ses méfaits accomplis, va se reposer sur une pierre plate proche appelée LIT DU DIABLE. Aprés s'être reposé sur cette pierre, il rentre sous la pierre Haina avant le chant du coq.


Sa surface lisse, qui paraît avoir été polie par l'homme, est pourtant naturelle et résulte de la cassure d'un gros bloc.